Dans le Lot, les cessions concernent l’aéronautique de Figeac, le terroir et le BTP autour de Cahors, et le tourisme et le bois dans le nord. Figeac est le pôle industriel du département et l’un des cœurs de la Mécanic Vallée, qui s’étend de l’Aveyron à la Corrèze. On y trouve des entreprises de mécanique de précision, d’usinage, de traitement de surface et d’assemblage pour l’aéronautique, avec des donneurs d’ordres présents sur place. Ces PME ont grandi avec les cadences aéronautiques et disposent d’un outil moderne et de compétences rares. Leur transmission intéresse la filière, qui cherche à sécuriser des capacités dans un bassin où recruter est déjà difficile.
Cahors et la vallée du Lot vivent du vin, de l’agroalimentaire de terroir et des services. Les entreprises de transformation, de conditionnement, de négoce et de transport liées au vignoble cadurcien, aux noix, à la truffe et au canard forment un tissu de petites PME dont la clientèle dépasse le département. Le chef-lieu concentre aussi les entreprises de BTP, de travaux publics et de négoce de matériaux qui desservent un territoire vaste, où l’autoroute A20 est l’axe qui relie tout le département à Toulouse et à Limoges.
Le nord du Lot, autour de Gourdon, de Souillac et de la Bouriane, est tourné vers le Périgord et la Dordogne, avec une économie de tourisme, de bois et d’agroalimentaire. Rocamadour, Padirac et la vallée de la Dordogne lotoise font du tourisme une activité structurante, qui fait vivre des entreprises de services, de restauration collective et de loisirs très saisonnières. Les entreprises de transformation du bois et de charpente, présentes dans la Bouriane, ont une clientèle régionale et des dirigeants souvent proches de la retraite.