La Nouvelle-Aquitaine ne se résume pas à Bordeaux. La métropole concentre l'aéronautique, le spatial et la défense, avec un tissu de sous-traitants en usinage, composite et ingénierie de Mérignac à Saint-Médard-en-Jalles, le négoce et les services liés au vin, le port de Bordeaux et une économie tertiaire en forte croissance. Mais Pau, avec le bassin de Lacq et les turbomoteurs, Bayonne et le Pays basque, avec l'aéronautique et l'agroalimentaire, forment un second pôle industriel au sud, adossé à la frontière espagnole.
Le nord de la région, ancien Poitou-Charentes, a ses propres marqueurs : Cognac et ses maisons de négoce, tonnelleries, verriers et transporteurs spécialisés ; Angoulême et l'image, le papier et l'emballage ; La Rochelle, Rochefort et l'île d'Oléron avec le nautisme, l'aéronautique et l'ostréiculture de Marennes-Oléron ; Niort et ses mutuelles ; Poitiers, Châtellerault et la Vienne avec la mécanique et l'aéronautique ; Bressuire et Thouars, dans les Deux-Sèvres, avec l'agroalimentaire et l'équipement. Ces bassins de taille moyenne produisent des PME solides, souvent familiales.
Le Limousin et le Périgord composent l'intérieur des terres : Limoges et sa porcelaine, son cuir, sa céramique technique et son électricité ; Brive-la-Gaillarde et son agroalimentaire ; Tulle, Guéret, Périgueux et Bergerac avec leur mécanique, leur bois et leur transformation agricole. L'élevage limousin, la truffe, la noix, le foie gras et le pruneau d'Agen, dans le Lot-et-Garonne, ont fait naître des entreprises d'appellation et de conserve. Ici, les dirigeants sont plus âgés et les repreneurs plus rares : l'anticipation y devient déterminante.
Les Landes et le littoral atlantique achèvent le tableau : la plus grande forêt cultivée d'Europe alimente scieries, industrie du papier et chimie du bois autour de Dax et de Mont-de-Marsan ; le tourisme, le surf et le nautisme animent la côte d'Arcachon à Biarritz ; Dax et les stations thermales ajoutent une économie de santé. L'A63 vers l'Espagne, l'A89 vers Lyon, l'A10 vers Paris et la LGV Bordeaux-Paris relient ces territoires, mais l'ampleur de la région fait que chaque bassin garde son propre marché de repreneurs.