La Creuse est d’abord un département d’élevage bovin, où la race limousine façonne les paysages de Guéret à Boussac. Cette activité fait vivre des entreprises de négoce de bétail, d’aliments et d’agrofourniture, des ateliers de mécanique agricole, des transporteurs d’animaux et quelques transformateurs de viande. Ce sont souvent des PME familiales de dix à quarante salariés, installées dans les bourgs le long de la N145 entre La Souterraine et Gouzon, dont la clientèle est composée d’exploitations qu’elles connaissent depuis des décennies. Leur transmission tient à la continuité de cette relation de confiance autant qu’aux comptes.
Autour de La Souterraine, le passage de l’A20 a permis le maintien de quelques PME industrielles en mécanique, en plasturgie et en agroalimentaire, qui desservent Limoges et Châteauroux. Plus au sud, Felletin et le plateau de Millevaches vivent de la forêt : scieries, exploitants forestiers, fabricants de charpentes et de bois d’œuvre, avec une ressource résineuse abondante. Aubusson conserve une tradition de tapisserie portée par la Cité internationale, qui entretient des ateliers de tissage, de restauration et de teinture aux compétences uniques. Ces savoir-faire se transmettent difficilement sans un travail de formation anticipé.
Le bâtiment reste une composante structurelle de l’économie creusoise, héritière de la tradition des maçons qui partaient bâtir Paris et Lyon. Les entreprises de maçonnerie, de charpente, de couverture et de travaux publics de Guéret, de Bourganeuf ou d’Aubusson travaillent pour les collectivités, l’agriculture et une clientèle de résidences secondaires autour du lac de Vassivière. Leur activité dépend des marchés publics locaux et de la rénovation d’un bâti ancien. Ces PME de bâtiment, avec leur parc d’engins et leurs qualifications, forment une part importante des cessions à préparer dans le département.