En Dordogne, les sociétés cédées relèvent surtout de l’agroalimentaire de terroir, de l’industrie du Bergeracois, du bâtiment et des services touristiques. Conserveries de foie gras et de confits autour de Sarlat-la-Canéda et de Thiviers, casseries et négociants de noix en vallée de la Dordogne, producteurs de fraises et de truffes, caves et maisons de négoce de Bergerac et de Monbazillac composent ce terroir devenu industriel. Nées d’une exploitation familiale, ces entreprises ont grandi jusqu’à vingt, quarante ou quatre-vingts salariés en ajoutant transformation, logistique et vente à distance. Leur cession met en jeu des marques locales, des agréments sanitaires et des relations avec des centaines de producteurs.
Bergerac abrite un tissu industriel discret mais réel, hérité de la poudrerie et développé aujourd’hui vers l’aéronautique, la chimie fine et la mécanique, avec un aéroport qui relie la ville au Royaume-Uni et facilite les visites d’acquéreurs. Périgueux, sur l’axe de l’A89 entre Bordeaux et Lyon, concentre les services aux entreprises, le négoce technique et la logistique régionale. À l’est, la vallée de la Vézère et Le Lardin-Saint-Lazare conservent une tradition papetière, tandis que le Périgord vert autour de Nontron a développé des ateliers de maroquinerie et de coutellerie qui travaillent pour le luxe.
Le tourisme du Périgord noir, de Lascaux aux Eyzies et aux châteaux de la vallée de la Dordogne, crée une économie de services structurée : hébergement de plein air, restauration collective, loisirs nautiques sur la rivière, transport de voyageurs, entretien d’espaces et de bâtiments. Derrière ces activités, des PME de bâtiment, de charpente et de rénovation du bâti ancien travaillent pour les résidences secondaires et les hébergements touristiques entre Sarlat et Bergerac. Ces entreprises de bâtiment et de services, très saisonnières, forment avec l’agroalimentaire l’essentiel des transmissions à préparer en Dordogne.