En Corrèze, les PME qui se vendent sont surtout des entreprises de logistique et d’agroalimentaire à Brive, de mécanique à Tulle et de bois en Haute-Corrèze. Brive-la-Gaillarde en est le vrai centre économique. Au croisement de l’A20 et de l’A89, la ville a attiré des plateformes logistiques, des transporteurs et des entreprises de conditionnement qui desservent Limoges, Toulouse, Bordeaux et Clermont-Ferrand. Autour de la zone de Brive-Ouest et vers Objat, l’agroalimentaire transforme les productions du bassin : veau élevé sous la mère, pommes du Limousin, noix, canards et conserves. Employant souvent de vingt à quatre-vingts salariés, ces sociétés constituent l’essentiel des transmissions structurées du département.
Tulle, préfecture nichée dans la vallée de la Corrèze, garde une tradition de mécanique de précision et d’armement qui a formé des générations d’ouvriers qualifiés. Autour de la ville et vers Naves ou Égletons, on trouve des ateliers d’usinage, de chaudronnerie et de maintenance industrielle qui travaillent pour l’agroalimentaire, l’énergie hydraulique de la vallée de la Dordogne et les grands équipements publics. Égletons, avec son campus de formation aux métiers du bâtiment et des travaux publics, entretient un tissu de PME de génie civil et d’engins reconnu bien au-delà du département.
Le haut de la Corrèze, d’Ussel au plateau de Millevaches et à Bort-les-Orgues, vit de la forêt et de l’élevage. Scieries, entreprises d’exploitation forestière, fabricants de palettes et d’emballages bois, charpentiers industriels y forment une filière qui alimente aussi la papeterie et le bois-énergie. Ce sont des entreprises isolées géographiquement, dépendantes d’une ressource locale et d’une main-d’œuvre stable, où le dirigeant cumule souvent les rôles de commercial, de responsable d’exploitation et de gestionnaire de la forêt. Leur cession est possible, mais elle demande de préparer la relève interne autant que la recherche d’un repreneur.