Le vignoble girondin ne se limite pas aux châteaux : autour de Libourne, de Pauillac, de Langon ou de Blaye, une économie complète de prestataires s’est constituée, entre négociants, courtiers, entreprises de travaux viticoles, tonnelleries, fournisseurs de bouchons et de bouteilles, imprimeurs d’étiquettes, logisticiens spécialisés et sociétés d’œnotourisme. Ces PME de services et de négoce, souvent installées à Saint-Émilion, à Bordeaux ou dans l’Entre-deux-Mers, dépendent des cycles des millésimes et des marchés d’exportation. Leur transmission attire des groupes de négoce, des investisseurs de la filière et des dirigeants déjà présents dans le vin.
Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles forment l’un des principaux pôles français d’aéronautique, de spatial et de défense, autour de l’aéroport et des grands sites industriels. Cette présence a fait naître un tissu de sous-traitants en usinage, composites, câblage, essais et ingénierie, ainsi que des bureaux d’études et des sociétés de services informatiques dédiés. Pessac et Talence, avec le campus universitaire, ajoutent des entreprises de santé, de laser et de logiciel. Ces PME techniques, disposant de qualifications et de référencements longs à obtenir, sont recherchées par les groupes de la filière en croissance externe.
La croissance de la métropole bordelaise, de l’opération Euratlantique aux quartiers du Lac et de Bastide, a nourri un large tissu de bâtiment, de travaux publics, de génie climatique, de menuiserie industrielle et de promotion. Le port de Bordeaux, avec ses terminaux de Bassens et du Verdon, structure une logistique de vracs, de produits forestiers et de conteneurs, tandis que le Bassin d’Arcachon vit de l’ostréiculture, du nautisme et du tourisme. Au sud, la forêt des Landes girondines alimente scieries et industries du pin maritime. Ces entreprises se transmettent sur un marché actif où les acquéreurs sont nombreux.