25 entreprises en vente : industrie, négoce, BTP, services, transport

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Normandie · 5 départements

Céder son entreprise en Normandie

La cession d'entreprise en Normandie mobilise des acquéreurs très différents selon le bassin : groupes logistiques pour les ports du Havre et de Rouen, spécialistes de l'énergie pour le Cotentin, groupes laitiers de l'Ouest pour le pays d'Auge, repreneurs franciliens pour l'Eure et la côte. Le dirigeant gagne à cibler ces cercles avant toute diffusion, pour préserver la confidentialité.

Capitale régionale
Rouen
Départements
5
Secteurs qui se transmettent
Agroalimentaire, Sous-traitance mécanique, Logistique portuaire
Dossiers en cours
Sur demande

01 — Le marché de la transmission

Quelles PME se transmettent en Normandie, bassin par bassin ?

L’axe Seine ordonne l’économie normande. Du Havre à Rouen, ports, raffinage, pétrochimie, chimie fine et logistique se succèdent, avec un tissu de sous-traitants en maintenance industrielle, tuyauterie, transport et manutention qui vivent des terminaux et des plateformes. Le port du Havre, premier port français pour les conteneurs, et Rouen, l’un des grands ports céréaliers d’Europe, attirent des entreprises de commission de transport, d’entreposage et de services portuaires dont les cessions intéressent des groupes nationaux. Plus en amont, Elbeuf, Louviers et Val-de-Reuil accueillent pharmacie, cosmétique et mécanique, dans l’orbite de la Cosmetic Valley et à une heure de Paris.

L’ouest, autour de Caen, de Cherbourg et de la Manche, associe la construction navale de Cherbourg, le nucléaire de Flamanville et de La Hague avec leurs sous-traitants qualifiés, les énergies marines qui s’installent dans les ports, et une agroalimentaire puissante : lait et beurre d’Isigny, camembert, pont-l’évêque et livarot du pays d’Auge, légumes de la côte ouest du Cotentin, pêche et coquille à Granville et Port-en-Bessin. Caen ajoute électronique, automobile et services, et Vire, Flers ou Saint-Lô abritent une mécanique et une agroalimentaire de PME familiales bien enracinées.

L’Orne et l’Eure forment une Normandie plus rurale, d’élevage, de chevaux dans le pays d’Auge et autour du Haras du Pin, de forêts et d’industries de bourgs : mécanique à Flers et à L’Aigle, plasturgie et agroalimentaire à Alençon, Bernay ou Évreux, sous-traitance automobile et aéronautique dans l’Eure autour de la filière Normandie AeroEspace. Le lin, dont la Normandie est l’un des premiers producteurs mondiaux, alimente teillages et négoces sur le plateau de Caux et dans l’Eure. Ces entreprises de vingt à quatre-vingts salariés sont souvent propriétaires de leurs bâtiments et dirigées par des familles.

Le littoral, d’Étretat à Honfleur, de Deauville aux plages du Débarquement et jusqu’au Mont-Saint-Michel, fait vivre hébergement, restauration, BTP et services, avec une saisonnalité marquée. Dieppe, Fécamp et le pays de Caux gardent pêche, verre et petites industries, et l’éolien en mer apporte de nouveaux chantiers aux ports. Enfin, la proximité de l’Île-de-France, par l’A13 et l’A28, fait de la Normandie une région où les entreprises de transport, de logistique et de sous-traitance travaillent pour des donneurs d’ordres parisiens, un lien qui influe sur leur valeur et sur leurs acquéreurs.

  • Agroalimentaire
  • Sous-traitance mécanique
  • Logistique portuaire
  • BTP
  • Transport
  • Services aux entreprises

02 — Qui reprend les entreprises

Quels acquéreurs rachètent des entreprises en Normandie ?

Les acquéreurs normands sont d’abord des groupes régionaux de Rouen, de Caen et du Havre, dans le transport, le BTP, l’agroalimentaire et les services industriels, qui cherchent à couvrir un territoire supplémentaire ou à intégrer un fournisseur. S’y ajoutent des holdings de reprise constituées par d’anciens cadres de l’industrie de l’axe Seine ou du nucléaire du Cotentin, qui connaissent les donneurs d’ordres et savent lire un dossier de sous-traitance, ainsi que des investisseurs régionaux qui suivent les PME industrielles normandes.

La région parisienne fournit un second vivier : groupes franciliens qui veulent une capacité de production ou un entrepôt à une heure de Paris, investisseurs qui suivent la vallée de la Seine, repreneurs individuels qui quittent l’Île-de-France pour s’installer à Rouen, Caen ou dans l’Eure. La Bretagne voisine envoie des groupes agroalimentaires et de BTP vers la Manche et l’Orne. Enfin, les dossiers portuaires, logistiques et énergétiques attirent des groupes nationaux et européens qui cherchent une position sur les ports du Havre, de Rouen ou de Cherbourg.

L’équipe combine ces viviers en fonction du dossier : une PME de maintenance industrielle de l’estuaire est présentée aux groupes de services industriels et aux holdings normandes ; une fromagerie du pays d’Auge aux groupes laitiers et aux investisseurs de l’agroalimentaire ; un transporteur de l’Eure aux groupes franciliens et normands. Le dossier est diffusé sans nom, avec une attention particulière dans les bassins comme Vire, Flers ou Fécamp où l’activité désigne l’entreprise. Les échanges avec les candidats suivent une qualification de leur projet et de leurs moyens.

Repères de marché

Transmission d'entreprise en Normandie : les chiffres publiés

Deux observatoires publient des données régionales, sur deux marchés différents : les ventes de fonds de commerce recensées au BODACC et les cessions de titres de PME suivies par In Extenso Finance. Ces deux séries ne se cumulent pas.

Fonds de commerce · toutes tailles

Transactions réellesAnnée 2025

Ventes recensées
1 679−4,5 % sur un an
Part du marché national
5,6 %sur 29 766 ventes en France
Prix moyen
241 503 €−0,8 % sur un an
Prix médian national
112 700 €moyenne nationale 241 781 €

Ces ventes concernent très majoritairement de très petites entreprises (plus de neuf sur dix ont moins de dix salariés). Elles donnent l'ampleur du marché local, pas la valeur d'une PME structurée.

Source : Altares, « Ventes et cessions de fonds de commerce — Bilan 2025 et T1 2026 », juin 2026.

Titres de PME · 1 à 50 M€ de valorisation

Transactions réellesAnnée 2025

Cessions recensées en France
1 076−12 % sur un an
Acquéreurs
68 %de sociétés, 20 % de fonds

L'étude ne publie pas de volume détaillé pour Normandie : la région se situe hors des cinq premières en nombre de cessions de PME. À l'échelle nationale, 68 % des acquéreurs sont des sociétés et 20 % des fonds ; environ la moitié des opérations s'inscrivent dans une logique de croissance externe.

Source : In Extenso Finance / Epsilon Research, « Régions & Transmission », 10e édition, avril 2026.

Ordres de grandeur · repères nationaux

Combien vaut une PME en Normandie ? Les multiples observés en France

Aucune source ne publie de multiples de valorisation par région : ces repères sont nationaux et servent à situer un ordre de grandeur, pas à fixer un prix. La valeur d'une entreprise se construit dossier par dossier.

Estimation

Multiple d'EBITDA moyen · PME

DéclaratifCabinets de conseil, S2 2025

5,25×

De 3,9× pour un EBITDA de 200 k€ à 6,9× pour un EBITDA de 10 M€ : la taille est le premier facteur d'écart. 52 % des opérations durent plus de douze mois.

Source : Dealsuite, « Rapport Fusac France », février 2026 (second semestre 2025).

Multiple d'EBITDA médian · mid-market

Transactions réellesT1 2026

8,8×

Entreprises non cotées de la zone euro valorisées 15 à 500 M€ : 10,2× pour les fonds, 7,9× pour les acquéreurs stratégiques. Un plafond de référence, hors de portée de la plupart des PME.

Source : Argos Index mid-market, Epsilon Research / Argos Wityu, T2 2026 (publié le 3 septembre 2026).

Fourchettes par activité

Barème indicatifMai 2026
  • BTP et second œuvre3 à 5×
  • Industrie manufacturière4 à 7×
  • Logistique et transport4 à 6×
  • Distribution et négoce B2B4 à 6×
  • Services informatiques5 à 10×
  • Conseil et audit4 à 7×

Ordre de grandeur agrégé. Source : Captain, barème des multiples par secteur 2026 (mai 2026).

Méthode, retraitements et lecture par secteur : le guide des multiples d'EBITDA.

Acquéreurs potentiels · signal de filière

9 sociétés cotées ont leur siège en Normandie

Les émetteurs cotés sur Euronext Paris, Growth ou Access ne sont pas des acquéreurs annoncés. Leur implantation dessine en revanche les filières où des groupes structurés existent, et où une PME peut trouver un acquéreur industriel proche. Le détail, société par société, figure sur chaque page départementale.

Filières les plus représentées

  • Biens et services industriels3
  • Alimentation, boissons et tabac1
  • Ressources de base1
  • Médias1
  • Produits et services de consommation1
  • Banques1

Source : Euronext, export European Equities (XPAR, ALXP, XMLI) du 16 septembre 2026 ; localisation du siège par SIRENE. Sièges sociaux en France uniquement.

03 — Points de vigilance

Quels écueils anticiper pour vendre une PME en Normandie ?

La dépendance aux grands sites est le premier point d’attention : raffineries et plateformes chimiques de l’axe Seine, constructeurs automobiles de la vallée, centrales nucléaires de Flamanville, Paluel et Penly, chantier naval de Cherbourg. Beaucoup de PME normandes réalisent une part importante de leur activité pour l’un d’eux, sous des contrats aux exigences strictes. Il faut présenter les habilitations, la durée des relations et l’historique de qualité, car c’est sur cette base que l’acquéreur fixera son prix. Les installations classées et leurs obligations environnementales méritent un diagnostic avant la mise en vente.

Dans l’agroalimentaire normand, les relations avec les producteurs de lait, les coopératives et les AOP structurent la valeur, et la saisonnalité de certaines productions, comme les légumes du Cotentin ou la coquille Saint-Jacques, doit être lue sur plusieurs exercices. Sur le littoral et dans le pays d’Auge, l’immobilier d’exploitation peut valoir plus que le fonds. Enfin, dans les bourgs de l’Orne ou du bocage virois, l’entreprise est souvent le premier employeur, et la confidentialité d’une cession se protège par un nombre de candidats limité et des rencontres hors site.

Par département

La cession d'entreprise dans chaque département de Normandie

Chaque département a son tissu, ses villes et ses repreneurs. Retrouvez le profil de chacun et son effet sur la conduite d'une cession.

Les guides

Préparer sa cession en Normandie : les guides à lire avant de décider

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Guide de la reprise d'entreprise : les dix étapes du repreneur

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Data room de cession : contenu, organisation et droits d'accès

La data room rassemble les documents que l'acquéreur examine avant de confirmer son offre. Contenu par rubrique, gestion des droits d'accès, ouverture en deux phases, questions-réponses et articulation avec la garantie d'actif et de passif.

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Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la cession d'entreprise en Normandie

Ma PME de maintenance travaille pour les sites industriels de l’axe Seine : quels acquéreurs viser en Normandie ?
Les groupes de services industriels déjà présents entre Le Havre et Rouen, qui cherchent à densifier leur présence sur les plateformes, les ETI d’ingénierie et de maintenance en croissance externe, et les holdings normandes constituées par d’anciens cadres de l’industrie. Vos habilitations, la durée de vos contrats cadres et votre historique de sécurité seront examinés en premier. L’échange avec l’équipe permet de préparer ces éléments et de construire la liste des candidats.
Une entreprise de l’Eure ou de l’Orne intéresse-t-elle des acquéreurs parisiens ?
Oui, et c’est souvent le meilleur vivier. Les groupes franciliens cherchent des capacités de production, des entrepôts ou des équipes à une heure de Paris par l’A13 ou l’A28, avec un foncier et des coûts inférieurs. Les repreneurs individuels qui quittent l’Île-de-France visent aussi ces départements. Le dossier doit montrer les avantages du site par rapport à la région parisienne : bâtiments, stabilité des équipes, accès. L’équipe le diffuse directement auprès de ces acquéreurs.
Comment vendre une fromagerie ou une laiterie du pays d’Auge sans perdre le lien avec les producteurs ?
En faisant de ce lien un élément central du dossier. Les groupes laitiers et les investisseurs de l’agroalimentaire savent qu’une AOP normande repose sur une zone de collecte et des relations avec les éleveurs ; ils achètent cette position. Il faut documenter les contrats, les volumes et l’ancienneté des relations, et préparer avec l’acquéreur le moment où les producteurs seront informés. L’échange avec l’équipe permet de construire cette séquence avant toute rencontre.
Mon entreprise dépend du nucléaire du Cotentin ou du port de Cherbourg : est-ce un frein à la cession ?
C’est une concentration, mais elle est recherchée par les acquéreurs de filière. Les groupes de services à l’énergie et à la construction navale cherchent des sous-traitants habilités et déjà référencés sur les sites de Flamanville, de La Hague ou du chantier de Cherbourg. La documentation devient alors décisive : qualifications, durée des contrats, historique de qualité et de sécurité. L’échange avec l’équipe permet de préparer ces éléments et de solliciter directement les groupes pour qui cette dépendance est un atout.

Votre projet reste confidentiel

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