Le Havre est le premier port français pour le trafic de conteneurs, et cette position structure toute la pointe de Caux. Autour des terminaux et de la zone industrialo-portuaire, transitaires, commissionnaires en douane, transporteurs de conteneurs, sociétés de manutention, d’entreposage et de logistique de distribution forment une chaîne dense de PME dont les clients sont des chargeurs et des armateurs du monde entier. Ces entreprises détiennent des agréments douaniers, des accès aux terminaux et des équipes formées aux exigences portuaires, autant d’atouts qui attirent les groupes logistiques nationaux et européens.
De Gonfreville-l’Orcher à Port-Jérôme et jusqu’à la boucle de Rouen, l’axe Seine concentre raffinage, pétrochimie, chimie fine, engrais et énergie. Autour de ces sites classés gravitent des sous-traitants en tuyauterie, chaudronnerie, calorifugeage, échafaudage, électricité industrielle, inspection et maintenance d’arrêt, souvent regroupés à Lillebonne, Notre-Dame-de-Gravenchon ou Grand-Couronne. Rouen ajoute son port, le premier d’Europe pour l’exportation de céréales, sa filière papetière et son tertiaire de métropole régionale, avec des bureaux d’études, des sociétés de services numériques et des distributeurs B2B.
Le littoral cauchois et le pays de Bray ont une économie différente : à Dieppe, la pêche, les ports de commerce et de plaisance, l’automobile et le verre à Blangy-sur-Bresle voisin ; à Fécamp, l’agroalimentaire, la transformation des produits de la mer et l’éolien en mer ; dans le pays de Caux, le lin, dont la Seine-Maritime est l’un des principaux bassins mondiaux, avec ses teillages et son négoce. L’agroalimentaire laitier de Neufchâtel-en-Bray et le BTP soutenu par les chantiers portuaires et la reconstruction urbaine complètent un tissu où les PME de vingt à quatre-vingts salariés sont nombreuses.