En Bretagne, une large part des entreprises à reprendre gravite autour de l'agroalimentaire. Entre Vitré, Loudéac, Pontivy et Lamballe, des PME fournissent aux usines de transformation la maintenance, le froid, l'emballage, les équipements d'élevage ou le transport sous température dirigée. Ces sociétés ont des clients peu nombreux mais durables et une activité régulière. Elles conviennent à un repreneur qui connaît l'univers industriel et accepte de travailler au rythme de grands donneurs d'ordres coopératifs ou privés.
La façade maritime offre un autre type de dossiers. À Brest, les entreprises de maintenance, d'électronique et de mécanique liées à la défense et à la recherche océanographique demandent des habilitations et une culture technique exigeante. À Lorient, Concarneau et Douarnenez, la réparation navale, la transformation des produits de la mer et les équipements portuaires attirent des repreneurs familiers de la mer. Ces reprises récompensent l'expérience plus que le seul apport financier.
Rennes et son agglomération concentrent les entreprises de services : sociétés informatiques, éditeurs de logiciels, bureaux d'études, agences de communication et prestataires de la logistique installés le long de la rocade et des axes vers Paris et Nantes. Le Trégor, autour de Lannion, ajoute des PME d'optique et de télécoms issues d'une longue tradition de recherche. Ces dossiers intéressent des cadres de la tech, mais la valeur y repose sur les équipes et les contrats récurrents, qu'il faut sécuriser.
Sur le littoral, de Saint-Malo à Vannes en passant par Perros-Guirec et Quimper, les cessions concernent le bâtiment, la menuiserie, le nautisme de plaisance et les services liés à une population en croissance. Ces entreprises séduisent beaucoup de repreneurs qui souhaitent s'installer en Bretagne. Plus au centre, à Carhaix ou Rostrenen, les dossiers sont moins courus et la négociation souvent plus ouverte, pourvu que le repreneur s'engage à vivre et à diriger sur place.