Dans le Finistère, les reprises les plus techniques se trouvent dans l'agglomération brestoise. Autour du port, de la base navale et du technopôle Brest-Iroise, des PME d'électronique marine, de mécanique, de tuyauterie, d'électricité navale, d'instrumentation océanographique et de maintenance servent la marine, la réparation navale, la recherche et les énergies marines renouvelables, pour lesquelles le port de Brest a aménagé un terminal dédié. Ces entreprises conviennent à des ingénieurs ou à des cadres issus de la défense et de l'industrie, rompus aux programmes longs et aux exigences de sécurité.
La Cornouaille, de Quimper à Concarneau, Douarnenez, Pont-l'Abbé et Le Guilvinec, propose des entreprises liées à la mer et à l'alimentation : conserveries, mareyeurs, fabricants d'équipements de pêche, chantiers de construction et d'entretien de navires professionnels, froid industriel, transport frigorifique. Quimper y ajoute des sociétés de services, de négoce et d'informatique portées par son rôle de préfecture. Un repreneur issu de l'agroalimentaire ou de la mécanique marine s'y sent à l'aise ; un cadre des services peut viser les PME quimpéroises, moins soumises aux aléas de la pêche.
Le nord du département vit à un autre rythme. Dans le Léon, autour de Saint-Pol-de-Léon, de Roscoff et de Landivisiau, la production légumière, la logistique frigorifique, le machinisme agricole et les liaisons maritimes vers l'Angleterre et l'Irlande font vivre des PME de transport, de conditionnement et de maintenance. Morlaix et Landerneau complètent l'offre avec du BTP, de l'agroalimentaire et des services. Ces dossiers s'adressent à des repreneurs de la logistique ou du négoce agricole, prêts à composer avec des pics d'activité marqués au moment des récoltes.