L’Aude est traversée par deux axes qui structurent son économie : l’autoroute des Deux-Mers entre Toulouse et Narbonne, et l’axe languedocien qui relie l’Espagne à Lyon par le littoral. À leur croisement, Narbonne a vu se développer des plateformes logistiques, des entreprises de transport routier et des sociétés de distribution qui desservent tout le sud de la France. Ces entreprises, avec leurs flottes, leurs entrepôts et leurs contrats réguliers, sont parmi les dossiers de cession les plus lisibles du département, parce que leur rentabilité s’explique par des flux mesurables.
La viticulture reste la colonne vertébrale du Minervois, des Corbières, de la Clape et du Limouxin. Au-delà des domaines, c’est tout un écosystème d’entreprises qui se transmet : négoce, embouteillage, courtage, fournitures viticoles, matériel agricole, transport de vrac, œnologie et laboratoires. À Limoux, la production de vins effervescents et la présence d’entreprises de sous-traitance industrielle donnent un profil mixte. Ces PME de services et de négoce, moins visibles que les caves, ont une clientèle fidèle et un savoir-faire technique qui intéressent les acquéreurs de la filière.
Castelnaudary, dans le Lauragais, concentre l’agroalimentaire audois : conserverie, transformation de la viande, meunerie, aliments pour animaux, dans un bassin céréalier qui s’étend vers le Toulousain. Carcassonne, chef-lieu, vit d’administration, de tourisme autour de la Cité et de la logistique de proximité, avec des entreprises de BTP et de second œuvre soutenues par la construction de résidences. Le littoral, de Leucate à Gruissan, ajoute une économie saisonnière de tourisme et de nautisme, avec des entreprises dont le rythme annuel est très marqué.