Le Tarn-et-Garonne s’organise autour de Montauban, préfecture située à une demi-heure de Toulouse par l’A62, et de la plaine de la Garonne où se rejoignent le Tarn et l’Aveyron. Cette position sur l’axe Bordeaux-Toulouse, doublée par l’A20 vers Cahors et Limoges, a fait naître une logistique dense autour de Montbartier et de la zone d’activités sud de Montauban : plateformes de stockage, transporteurs régionaux, entreprises de conditionnement et de préparation de commandes. Ce sont des sociétés de vingt à quatre-vingts salariés, souvent dirigées par leur fondateur, qui arrivent aujourd’hui à l’âge de la transmission.
Le second pilier est agricole et agroalimentaire. Le chasselas de Moissac, les pommes et les prunes de la plaine, les fruits à noyau du Quercy, l’ail de la Lomagne autour de Beaumont-de-Lomagne alimentent des stations fruitières, des coopératives, des ateliers de transformation et des négociants qui expédient vers toute l’Europe. Castelsarrasin et Moissac concentrent une partie de ces outils, avec des entrepôts frigorifiques et des lignes de calibrage dont la valeur dépend autant des contrats avec les producteurs que des équipements eux-mêmes.
Autour de Montauban, la sous-traitance aéronautique et mécanique travaille pour les donneurs d’ordres toulousains : usinage, chaudronnerie, traitement de surface, câblage. Caussade, ville historique de la chapellerie, conserve un savoir-faire textile et des ateliers de fabrication, tandis que Golfech et sa centrale nucléaire entretiennent un écosystème de maintenance industrielle dans la vallée de la Garonne. Ces PME industrielles, souvent implantées dans leurs propres murs, forment la partie du tissu tarn-et-garonnais la plus recherchée par les acquéreurs.