Dans l’Hérault, les entreprises qui se cèdent sont surtout des sociétés de services, de santé et de numérique, des PME de BTP et de maintenance, et des acteurs viticoles. Montpellier a bâti son économie sur la recherche et les services : santé, biotechnologies, dispositifs médicaux, numérique, avec des sociétés de services aux entreprises, des bureaux d’études et des éditeurs de logiciels nés autour de l’université et des pôles hospitaliers. Autour de la métropole, de Castelnau-le-Lez à Saint-Jean-de-Védas et Vendargues, les zones d’activité accueillent des entreprises de distribution, de maintenance, d’installation technique et de logistique du dernier kilomètre, portées par l’arrivée continue de nouveaux habitants.
Le BTP et le second œuvre héraultais vivent de cette croissance démographique, l’une des plus fortes de France, avec des entreprises de gros œuvre, de génie climatique, d’électricité et d’aménagement extérieur qui travaillent de Montpellier à Béziers et sur tout le littoral. Sète, avec son port de commerce et de pêche, ajoute une économie maritime : logistique portuaire, réparation navale, conserverie et négoce de produits de la mer. Ces entreprises de chantier et de services techniques, avec leurs équipes qualifiées, sont parmi les dossiers les plus fréquents sur le marché héraultais de la cession.
Le Biterrois et le Cœur d’Hérault restent viticoles, avec les appellations du Languedoc, de Faugères à Saint-Chinian et Pic Saint-Loup, et toutes les activités qui les entourent : négoce, embouteillage, courtage, matériel viticole, transport de vrac, œnotourisme. Béziers a aussi conservé une industrie mécanique et agroalimentaire. Lunel et l’est du département sont tournés vers Nîmes et la logistique de l’A9. Le tourisme littoral, de La Grande-Motte au Cap d’Agde, alimente des entreprises de services saisonnières. Ce Hérault hors métropole a des cessions plus classiques, où le foncier et la saisonnalité pèsent davantage.