Dans l'Hérault, Montpellier concentre les entreprises à reprendre où le capital humain domine : sociétés de conseil et d'ingénierie, éditeurs de logiciels, organismes de formation, prestataires des établissements de santé et des laboratoires, entreprises liées à la recherche agronomique et environnementale, très présente dans la ville. Ces dossiers conviennent à un cadre dirigeant venu d'un grand groupe ou d'une entreprise de services, capable de fidéliser consultants et ingénieurs. La concurrence entre candidats y est forte : les cédants retiennent en priorité les projets les mieux construits.
Le long du littoral et dans l'agglomération, de Lunel à Agde en passant par Castelnau-le-Lez, Lattes et Frontignan, se reprennent des entreprises de travaux et de services techniques : électricité, climatisation, piscines et aménagements extérieurs, maintenance d'équipements, distribution de fournitures professionnelles. Elles vivent d'une population en croissance et d'un parc important de logements et de résidences de tourisme. Un repreneur issu de l'exploitation, du bâtiment ou de la distribution interentreprises y trouvera des équipes opérationnelles, à condition de maîtriser le recrutement dans un marché tendu.
À l'ouest et au nord, Béziers, Sète, Lodève et Clermont-l'Hérault proposent des dossiers plus ancrés dans les filières locales : négoce et conditionnement de vins, prestataires du vignoble des coteaux biterrois aux Terrasses du Larzac, logistique et services du port de Sète, entreprises liées à la conchyliculture de l'étang de Thau, travaux publics et transport. Ces reprises, moins courues que les sociétés montpelliéraines, conviennent à un repreneur qui connaît le négoce, la mer ou l'industrie et souhaite s'installer hors de la métropole.