En Haute-Garonne, la sous-traitance aéronautique et spatiale fournit la part la plus technique des entreprises à reprendre : ateliers d'usinage et de tôlerie, spécialistes des composites, du câblage ou de l'outillage, bureaux d'études et sociétés d'essais. Ces PME ont des donneurs d'ordres exigeants, des certifications à maintenir et des équipes difficiles à reconstituer. Elles conviennent à un ingénieur ou à un manager de la filière rompu aux référentiels qualité, mais le repreneur individuel y croise souvent des groupes consolidateurs et des fonds : un projet industriel précis et un financement bouclé font la différence.
Le numérique, l'ingénierie et les services aux entreprises forment un autre marché, installé à Labège, Montaudran, Balma ou dans le centre de Toulouse : sociétés de conseil technique, intégrateurs, éditeurs de logiciels, bureaux de contrôle, organismes de formation professionnelle. Leur valeur tient aux compétences et aux contrats, pas aux murs. Ces dossiers attirent des cadres dirigeants de grands groupes toulousains qui veulent passer à l'entrepreneuriat. Avant de s'engager, ils doivent mesurer le risque de départ des consultants et la dépendance aux grands comptes de l'aérospatial.
Autour du périphérique et dans les communes en expansion, de Muret à L'Union et de Tournefeuille à Castelnau-d'Estrétefonds, se vendent aussi des entreprises d'électricité, de plomberie et de génie climatique, d'aménagement paysager, de maintenance de bâtiments et de transport de marchandises. Plus loin, le Lauragais autour de Revel et le Comminges autour de Saint-Gaudens proposent des dossiers de travaux et de négoce moins disputés. Ces sociétés s'adressent à un ancien directeur d'agence ou conducteur de travaux, habitué à recruter et à tenir des plannings de chantier.