Dans le Tarn, le couloir qui relie Toulouse à Albi et à Castres réunit une grande partie des reprises de services et de travaux : menuiseries et agenceurs, entreprises de gros œuvre, de charpente et de couverture, électriciens et chauffagistes, négoces de matériaux et transporteurs. À Lavaur, Gaillac, Rabastens ou Saint-Sulpice-la-Pointe, ces PME profitent de l'arrivée de familles venues de l'agglomération toulousaine. Elles conviennent à un conducteur de travaux, à un chef d'agence ou à un cadre de l'industrie du bois qui veut diriger à distance raisonnable de Toulouse.
L'industrie tarnaise offre des dossiers plus techniques : ateliers de mécanique, de chaudronnerie et de sous-traitance aéronautique autour d'Albi, de Carmaux et de Saint-Juéry, prestataires de maintenance, de logistique et d'ingénierie liés à la pharmacie castraise, fabricants de textiles techniques et entreprises du cuir à Mazamet et Graulhet. Ces PME s'adressent à un ingénieur ou à un directeur industriel, parfois à une holding en quête d'une compétence rare. Les candidats y sont moins nombreux que dans le couloir toulousain, et la discussion y gagne en liberté.
Plus à l'est, la montagne tarnaise a ses propres filières : le granit du Sidobre, extrait et façonné autour de Lacrouzette et de Burlats pour le funéraire et la construction, et les salaisons des monts de Lacaune, protégées par une indication géographique. Ces entreprises, souvent familiales, emploient des équipes attachées à leur savoir-faire. Elles conviennent à un repreneur prêt à s'installer dans un territoire rural, qui saura moderniser la production, développer les ventes hors de la région et maintenir les liens avec les éleveurs ou les carriers.