Dans les Pyrénées-Orientales, la plateforme de Saint-Charles, à Perpignan, fait naître une offre de reprise que l'on trouve rarement ailleurs : sociétés de négoce du frais, de mûrissement, de transport et d'entreposage, dont la valeur repose sur les relations avec les producteurs du sud de l'Europe et les acheteurs de la distribution. Pour un repreneur, ces PME demandent une vraie aisance commerciale, la pratique de l'espagnol et l'habitude des décisions rapides, car prix et volumes changent d'une semaine à l'autre pendant les campagnes.
Au sud de Perpignan, l'axe qui mène au Perthus par Le Boulou concentre des transporteurs, des entrepôts et des prestataires tournés vers les échanges avec l'Espagne, tandis que Port-Vendres accueille des navires chargés de fruits. Ces entreprises conviennent à un dirigeant issu du transport ou de la logistique, capable de gérer une flotte, des conducteurs et des formalités transfrontalières. Dans le Vallespir, autour de Céret, et dans le Conflent vers Prades, les reprises portent davantage sur des entreprises de travaux, de bois et de services qui cherchent un successeur installé sur place.
Le vignoble du Roussillon et l'économie résidentielle composent le reste de l'offre : prestataires viticoles des Aspres et des Fenouillèdes, embouteilleurs et fournisseurs de la filière, entreprises de bâtiment, de maintenance et de services techniques qui accompagnent la croissance de Perpignan, de Saint-Estève et des stations de Canet-en-Roussillon à Argelès-sur-Mer. En Cerdagne et au Capcir, des sociétés liées aux stations de ski et à la construction de montagne complètent le panorama. Ces dossiers attirent de nombreux candidats séduits par le climat, et la concurrence s'en trouve renforcée sur la côte.