Le Gers est un département agricole avant tout, et son industrie est celle qui transforme les productions de ses coteaux : conserveries de foie gras et de volailles, abattoirs et ateliers de découpe, meuneries, coopératives céréalières, semenciers, aliments du bétail. Autour d’Auch, de Fleurance, de Condom et de Nogaro, ces entreprises de transformation forment le cœur des cessions gersoises. Elles ont souvent un outil industriel récent, des agréments sanitaires exigeants et une dépendance forte aux producteurs locaux, trois traits qui rendent leur transmission spécifique.
L’armagnac, autour de Condom, d’Eauze et de la Ténarèze, entretient une économie de négoce, de distillation, de tonnellerie et de conditionnement, prolongée par la viticulture des côtes de Gascogne dont les vins blancs se sont imposés à l’export. Les entreprises qui vivent de cette filière, courtiers, embouteilleurs, transporteurs, fournisseurs de matériel, ont une clientèle de maisons et de domaines fidèle, et se transmettent souvent au sein de la filière. Le Floc de Gascogne et les productions fermières ajoutent un tissu de petites entreprises de terroir.
L’est du département, de L’Isle-Jourdain à Gimont et Samatan, est devenu un prolongement de l’agglomération toulousaine, à moins d’une heure des chaînes d’assemblage de Blagnac. On y trouve des ateliers de sous-traitance aéronautique, des bureaux d’études, des entreprises de logistique et de BTP qui vivent de la croissance résidentielle. Ce Gers périurbain a des dynamiques de cession très différentes de celles du Gers rural : les acquéreurs y sont plus nombreux et viennent de Toulouse, tandis que dans l’Armagnac et l’Astarac le vivier est plus étroit.