Les cessions ariégeoises se partagent entre l’industrie métallurgique et aéronautique de la plaine, le BTP et le négoce autour de Foix, et les activités des vallées. La basse Ariège, de Pamiers à Saverdun, concentre la forge, le traitement des métaux, l’usinage de précision et la sous-traitance aéronautique tournée vers les chaînes d’assemblage toulousaines, à moins d’une heure par l’autoroute. Les ateliers qui s’y transmettent sont souvent des PME de quelques dizaines de salariés, qualifiées sur des procédés spéciaux, dont la clientèle repose sur deux ou trois donneurs d’ordres de la filière. Pour un repreneur industriel, la valeur tient aux agréments, au parc machines et à l’équipe d’atelier.
Le pays d’Olmes, autour de Lavelanet, a vu partir l’essentiel de son industrie lainière et s’est réorienté vers des activités plus diverses : textiles techniques résiduels, transformation du bois, mécanique, logistique et services aux entreprises. Les sociétés qui s’y cèdent aujourd’hui sont fréquemment installées dans d’anciens bâtiments industriels, vastes et bon marché, et cette configuration pèse sur la question de l’immobilier d’exploitation. Le Couserans, autour de Saint-Girons, garde une papeterie et une agroalimentaire de montagne, avec des entreprises de taille modeste ancrées dans les vallées.
Le sud du département vit du tourisme de montagne et thermal, d’Ax-les-Thermes aux stations pyrénéennes et aux grottes du Sabarthès, et de l’élevage. Autour de Foix, l’activité est davantage administrative et tertiaire, avec des entreprises de BTP, de travaux publics et de négoce de matériaux qui desservent un territoire étendu et peu dense. Ces entreprises de chantier et de distribution, souvent tenues par un fondateur proche de la retraite, forment une part significative des cessions ariégeoises, à côté des dossiers industriels de la plaine.