Dans le Lot-et-Garonne, une large part des reprises concerne l'économie des fruits et légumes. Autour de Marmande, de Villeneuve-sur-Lot, de Sainte-Livrade-sur-Lot et de Cancon, stations de conditionnement, pruneauteries, transformateurs de tomates, expéditeurs de fraises et de noisettes, fabricants d'emballages et de matériel d'irrigation servent les producteurs de la vallée. Ces entreprises conviennent à un repreneur issu du commerce avec la grande distribution, des achats ou de la production agroalimentaire, prêt à gérer des pics d'activité et des équipes saisonnières nombreuses.
Agen et l'axe de la Garonne offrent un deuxième visage, logistique et industriel. Le site pharmaceutique agenais a entraîné des sous-traitants en conditionnement, maintenance et transport réglementé ; la technopole Agropole d'Estillac réunit transformateurs et laboratoires ; les zones d'activités de Damazan, d'Agen et de Marmande accueillent transporteurs et entrepositaires, entre Bordeaux et Toulouse. Un responsable qualité, un cadre de la logistique ou un ingénieur de production y trouve des PME où la rigueur documentaire et les audits clients comptent autant que le volume.
Le nord-est et l'ouest du département proposent des reprises plus rares mais souvent moins disputées. Fumel et la vallée du Lot conservent fonderie, chaudronnerie et mécanique issues d'une longue histoire métallurgique ; Casteljaloux et le Pays d'Albret comptent scieries et menuiseries industrielles ; Nérac et Duras ajoutent négoce agricole et vin. Le bâtiment et les travaux publics accompagnent la croissance d'Agen. Un ingénieur ou un conducteur de travaux qui accepte une installation hors métropole peut négocier ces dossiers dans de bonnes conditions.