En Haute-Vienne, l'agglomération de Limoges fournit la plupart des reprises industrielles. L'appareillage électrique y a fait grandir des sous-traitants en injection plastique, découpe, emboutissage, câblage, électronique et automatismes, installés de Couzeix à Feytiat et vers Ambazac. La position de Limoges sur l'autoroute entre Paris et Toulouse soutient aussi transporteurs, entrepositaires et négociants techniques. Ces PME conviennent à un ingénieur, un acheteur industriel ou un directeur de production, à condition d'accepter une dépendance fréquente à quelques grands donneurs d'ordres locaux.
La céramique donne à la Haute-Vienne des dossiers singuliers. À côté des manufactures de porcelaine et des décorateurs qui servent les arts de la table et l'hôtellerie, des entreprises de céramique technique travaillent pour la santé, l'électronique, l'énergie ou l'aéronautique, en lien avec la technopole Ester et les laboratoires de l'université. Un repreneur venu des matériaux, du luxe ou de l'industrie de précision y trouve des compétences rares ; il doit aussi prévoir la modernisation des fours et la conquête de marchés à l'export.
L'ouest et le sud du département ajoutent des reprises de savoir-faire et d'élevage. Saint-Junien conserve ganterie, maroquinerie et cartonnage le long de la Vienne ; Saint-Yrieix-la-Perche associe pomme du Limousin, élevage et héritage du kaolin ; Bellac et le Haut-Limousin comptent négociants en bovins et services aux éleveurs. Le bâtiment et les travaux publics complètent l'offre autour de Limoges. Ces entreprises, moins courues que les dossiers limougeauds, conviennent à un repreneur prêt à s'installer à la campagne.