Belfort est une ville d'industrie lourde de haute technologie : le site historique des turbines et l'usine ferroviaire ont façonné, depuis plus d'un siècle, un écosystème de sous-traitants en mécanique, chaudronnerie, électrotechnique, automatisme et ingénierie, installés dans la zone du Techn'hom, à Bavilliers, à Valdoie ou à Danjoutin. Ces PME travaillent aussi pour l'hydrogène, le nucléaire et la mobilité, en lien avec l'université de technologie locale. Leur transmission concerne fréquemment un fondateur ingénieur, ancien cadre des grands sites, arrivé à l'âge de passer la main.
Le département appartient à l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle, l'un des grands bassins de sous-traitance automobile de l'Est. Emboutissage, usinage, plasturgie, logistique et maintenance y servent le constructeur de Sochaux et ses équipementiers. La transition vers le véhicule électrique oblige ces sous-traitants à se diversifier vers l'énergie, le ferroviaire ou l'hydrogène, et cette capacité d'adaptation devient un critère de valorisation. La gare TGV de Belfort-Montbéliard, à Meroux, relie ce bassin à Paris, à Lyon et à Mulhouse et facilite les visites d'acquéreurs extérieurs.
Au sud, Delle et le Sud-Territoire vivent avec la frontière suisse et le canton du Jura : sous-traitance mécanique, travail frontalier, entreprises qui livrent à la fois les industriels de Porrentruy et ceux de Belfort. Au nord, Giromagny et les vallées du Ballon d'Alsace ont gardé des ateliers et une filière bois. Le plus petit département de France métropolitaine est aussi un territoire de services : bureaux d'études, informatique industrielle, transport, BTP, qui profitent de l'A36 et de la proximité immédiate de Mulhouse et de l'Alsace.