Dans le Territoire de Belfort, les dossiers de reprise gravitent autour des deux grands pôles industriels de la ville : les turbines et équipements pour la production d'électricité, et la construction ferroviaire. Sur le Techn'hom, à Bavilliers ou à Danjoutin, des PME de mécanique de précision, de chaudronnerie, de câblage, d'automatisme et d'essais travaillent pour ces sites et pour la filière hydrogène. Elles conviennent à un ingénieur ou à un ancien cadre des grands groupes locaux, qui connaît les exigences documentaires et les cycles de commandes de ces clients.
La sous-traitance automobile forme un deuxième ensemble. Dans l'aire urbaine qui relie Belfort à Montbéliard et à Héricourt, emboutisseurs, plasturgistes, logisticiens et sociétés de maintenance servent le site de Sochaux et ses fournisseurs. Pour un repreneur, ces entreprises sont souvent à la croisée des chemins : leur valeur dépend de la capacité à réorienter une partie de l'activité vers le ferroviaire, l'énergie ou la défense. Un dirigeant expérimenté en développement commercial industriel peut y créer beaucoup de valeur ; un gestionnaire sans réseau technique aura plus de mal.
Le sud et le nord du département complètent l'offre. À Delle et à Grandvillars, des ateliers de décolletage, d'usinage et d'outillage livrent aussi bien les industriels suisses du canton du Jura que ceux de l'aire urbaine, et la ligne ferroviaire rouverte entre Belfort et Delle rapproche ce secteur de la Suisse. Au nord, vers Giromagny et le massif du Ballon d'Alsace, on trouve des entreprises du bois, du BTP et des services. Les sociétés de services, informatique industrielle, bureaux d'études et transport, s'adressent à des repreneurs moins techniques.