Dans la Nièvre, les reprises industrielles se situent d'abord le long de la Loire, entre Nevers, Fourchambault, Garchizy et Imphy. Ateliers d'usinage, de chaudronnerie, de traitement thermique et de maintenance y travaillent pour les aciers spéciaux, l'énergie, le ferroviaire ou l'aéronautique. Ces PME possèdent des qualifications et des machines qu'il serait long de réunir, et leur dirigeant n'a pas toujours de successeur désigné. Un ingénieur, un directeur de site ou un responsable de maintenance venu d'un grand groupe peut y trouver une première direction générale à sa portée.
Magny-Cours apporte un profil particulier. Autour du circuit et de son technopôle, des bureaux d'études, des préparateurs de véhicules, des spécialistes de la mécanique de compétition et des sociétés d'ingénierie vivent du sport automobile et des essais. Ces petites structures, portées par des compétences pointues, intéressent des ingénieurs passionnés ou des sociétés d'ingénierie en quête de savoir-faire. Leur reprise impose de vérifier que la clientèle ne repose pas uniquement sur le réseau personnel du fondateur et que les techniciens clés resteront après son départ.
Pour un cadre francilien qui veut changer de vie sans rompre avec Paris, le nord du département constitue la porte d'entrée : Cosne-Cours-sur-Loire et La Charité-sur-Loire, desservies par l'autoroute vers Paris, comptent des entreprises de mécanique, de transport, de BTP et de services techniques. Le Morvan et le Bazois s'adressent plutôt à des repreneurs attachés au bois, à l'agriculture ou aux travaux ruraux : scieries, entreprises forestières, négoces et entrepreneurs liés à l'élevage charolais. Ces sociétés se reprennent souvent à un prix accessible, mais exigent une installation durable sur place.