En Côte-d'Or, les PME à reprendre sont surtout des distributeurs techniques, des sociétés de maintenance, des bureaux d'études et des prestataires de l'agroalimentaire autour de Dijon. L'agglomération rassemble l'essentiel des entreprises accessibles à des cadres venus d'autres secteurs, dans les zones de Longvic, de Quetigny, de Chevigny-Saint-Sauveur ou de Saint-Apollinaire. On y trouve aussi des fabricants d'emballages et des prestataires de l'industrie pharmaceutique, dont la clientèle mêle sites locaux et comptes nationaux. Un dirigeant expérimenté en gestion ou en développement commercial peut s'y imposer sans venir du métier, s'il conserve l'équipe technique.
La position de carrefour de Dijon, entre les autoroutes vers Paris, Lyon, la Lorraine et la Suisse, a fait grandir des transporteurs, des entrepôts et des négoces de matériaux dans l'agglomération et le long des axes vers Beaune et Pouilly-en-Auxois. Ces entreprises réclament un repreneur à l'aise avec l'exploitation, la gestion d'une flotte et la négociation de contrats annuels. Elles intéressent aussi des groupes régionaux du transport, si bien que la concurrence y est réelle : un candidat individuel doit arriver avec un financement déjà sondé et une idée précise de son rôle opérationnel.
Au sud, la côte viticole ouvre des reprises d'un autre genre : tonnelleries, négociants, sociétés de mise en bouteille, distributeurs de matériel de vigne, transporteurs de vin installés à Beaune, à Nuits-Saint-Georges ou à Meursault. Au nord, Montbard et Châtillon-sur-Seine proposent des ateliers d'usinage, de tuyauterie et de maintenance liés à la métallurgie des tubes et à l'énergie, tandis que l'Auxois et le val de Saône, d'Auxonne à Seurre, comptent des PME de BTP et d'agroéquipement. Ces entreprises rurales conviennent à des repreneurs décidés à s'installer loin de Dijon.