L'industrie nivernaise s'est construite le long de la Loire. Autour de Nevers, de Fourchambault, d'Imphy et de Garchizy, la métallurgie et les aciers spéciaux ont laissé un tissu d'ateliers de chaudronnerie, d'usinage et de maintenance industrielle qui travaillent pour l'énergie, le ferroviaire et l'aéronautique. Le circuit de Magny-Cours et son technopôle ont ajouté des bureaux d'études et des préparateurs liés à la performance automobile. Ces PME, dirigées par des ingénieurs ou des techniciens souvent proches de la retraite, disposent d'un savoir-faire réel mais d'un marché de repreneurs local très étroit.
Le Morvan, de Château-Chinon à Corbigny et à Lormes, est un pays de forêt. Scieries, exploitants forestiers, transporteurs de grumes, fabricants d'emballages et producteurs de sapins de Noël y forment une filière bois complète, entourée d'entreprises de travaux publics et d'agroéquipement liées à l'élevage charolais du Bazois et du Nivernais. Ces entreprises sont rarement grandes, mais elles possèdent du foncier, des machines et des équipes fidèles. Leur transmission dépend d'un repreneur qui accepte de vivre sur place, une condition qui restreint le vivier à des profils déjà attachés au territoire.
Au nord, Cosne-Cours-sur-Loire et La Charité-sur-Loire, à portée de l'A77 et de la région parisienne, accueillent de la mécanique, du BTP, de la logistique et un peu d'agroalimentaire, tandis que Pouilly-sur-Loire porte un vignoble réputé. Au sud, Decize et le val de Loire ont conservé de la métallurgie et de la transformation agricole. Clamecy, sur l'Yonne, et le canal du Nivernais ajoutent une économie touristique fluviale. Ces bassins secondaires ont chacun leurs quelques PME structurées, dont la cession se joue autant à Nevers qu'à Orléans, à Bourges ou à Paris.