Le Var s’organise autour de la rade de Toulon, premier port militaire de la Méditerranée française. La base navale, les arsenaux et les industriels de la défense installés entre Toulon, La Seyne-sur-Mer et Ollioules entretiennent une chaîne de sous-traitants en mécanique navale, électronique embarquée, tuyauterie, robotique sous-marine et services techniques, prolongée par une technopole de la mer tournée vers les activités maritimes. Ces PME travaillent sous habilitations et sur des cycles de programmes longs, deux réalités qui façonnent la manière dont elles se valorisent et se transmettent.
Le littoral, de Hyères à Fréjus et Saint-Raphaël, vit d’une démographie résidentielle et touristique qui soutient un BTP dense : gros œuvre, second œuvre, piscines, paysage, climatisation, promotion et services immobiliers. Les entreprises de services aux collectivités, de nettoyage, de sécurité et de transport suivent ce mouvement. Le golfe de Saint-Tropez et Sainte-Maxime ajoutent une économie de plaisance et d’hôtellerie haut de gamme, avec des chantiers de maintenance nautique et des prestataires spécialisés.
L’intérieur du département est différent. Draguignan et le centre-Var, Brignoles et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, reliés à Toulon et à Aix par l’A8 et l’A57, accueillent des zones d’activités de logistique, de négoce de matériaux et d’industrie légère, ainsi que la viticulture des côtes-de-provence et de Bandol, avec ses caves, négociants et entreprises de matériel viticole. Le plateau de Signes, près du circuit du Castellet, concentre une industrie diversifiée, et la plaine des Maures conserve un agroalimentaire et un BTP orientés vers les villages.