Les Alpes-Maritimes concentrent leur économie sur une bande littorale étroite entre Menton et Théoule-sur-Mer, adossée à la frontière italienne et à la principauté de Monaco. Sophia Antipolis, sur les communes de Valbonne, Biot et Mougins, est la technopole la plus ancienne de France : éditeurs de logiciels, sociétés de services numériques, bureaux d’études en électronique, entreprises de santé et de biotechnologies y forment un tissu de PME très qualifiées, souvent fondées par des ingénieurs et exposées à une clientèle internationale.
Grasse reste la ville de la parfumerie, avec des fabricants de matières premières, de compositions et d’arômes, ainsi que des sous-traitants de conditionnement et d’analyse qui travaillent pour les grandes maisons. Carros, dans la plaine du Var, abrite la principale zone industrielle du département, avec des entreprises de mécanique, d’électronique, de plasturgie et de logistique qui alimentent la Côte d’Azur et l’Italie voisine. L’aéroport de Nice, l’un des plus fréquentés de France, fait vivre des sociétés de services aéroportuaires, de transport et de conciergerie d’affaires.
Cannes et Antibes tirent leur activité de l’événementiel, des congrès et de la plaisance : prestataires techniques, agences, entreprises d’aménagement de stands, chantiers de maintenance de yachts et équipementiers nautiques. Sur tout le littoral, le BTP et le second œuvre bénéficient d’une demande résidentielle et hôtelière soutenue, avec des entreprises de gros œuvre, de piscines, de climatisation et de paysage de taille intermédiaire. L’arrière-pays, de Sospel à Puget-Théniers, reste plus rural, avec quelques entreprises de travaux publics et d’agroalimentaire de niche.