Dans les Ardennes, l'offre industrielle à reprendre se concentre dans la vallée de la Meuse, de Nouzonville à Bogny-sur-Meuse, Revin et Fumay. Forges, fonderies, ateliers d'estampage, de boulonnerie et d'usinage y fabriquent des pièces pour l'automobile, le ferroviaire ou l'équipement électrique. Ces sociétés apportent un savoir-faire rare et une clientèle installée, mais un outil souvent ancien. Elles correspondent à un ingénieur de production, à un ancien directeur d'usine ou à une holding industrielle qui sait piloter des investissements et parler qualité avec des acheteurs exigeants.
Autour de Charleville-Mézières et de Sedan, les dossiers relèvent davantage de la mécanique générale, de la maintenance industrielle, de la chaudronnerie et du transport. Les zones d'activités proches de l'autoroute vers Reims accueillent aussi des entrepôts et des négoces en fournitures professionnelles. Ces PME, moins gourmandes en investissements qu'une fonderie, conviennent à un cadre commercial ou à un responsable d'exploitation qui souhaite diriger une équipe de terrain. La proximité de la Wallonie permet d'y développer une clientèle belge, à condition de maîtriser la facturation transfrontalière.
Le sud du département, du Rethélois au Vouzinois, propose un troisième type de reprise : négoces agricoles, entreprises de travaux et de matériel, transporteurs de céréales et de betteraves, unités de transformation alimentaire liées aux productions de la plaine. Plus au nord, la forêt ardennaise fait vivre scieries et exploitants forestiers. Ces entreprises conviennent à un repreneur issu de l'agro-industrie, du négoce ou de la logistique, à l'aise avec les campagnes de récolte, les relations avec les coopératives et la gestion d'un parc de véhicules.