Dans la Marne, une part importante des reprises gravite autour du champagne, entre Reims, Épernay, la vallée de la Marne et la Côte des Blancs. Fabricants de matériel de cave et de pressoirs, imprimeurs d'étiquettes, cartonniers, logisticiens et prestataires de travaux viticoles y vendent à des maisons et à des coopératives fidèles. Pour un repreneur, l'enjeu consiste à conserver ces référencements : un parcours dans l'emballage, les biens de consommation ou le vin est un atout pour convaincre le cédant et rassurer les clients.
Reims et sa périphérie offrent un second marché, plus diversifié. Sociétés de services informatiques, bureaux d'ingénierie, entreprises de maintenance et de génie des procédés liées à la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, transporteurs installés le long des autoroutes vers Paris et Lille : ces PME conviennent à des cadres franciliens séduits par une ville reliée à la capitale par la grande vitesse. La concurrence entre candidats y est réelle, et un projet précis, appuyé sur une expérience du métier, fait la différence auprès du cédant.
Autour de Châlons-en-Champagne, de Vitry-le-François et de Sézanne, les entreprises à reprendre relèvent de la chaudronnerie, de la mécanique, de l'emballage, du négoce de céréales et des travaux agricoles. La plaine crayeuse, avec ses sucreries, ses unités de déshydratation de la luzerne et ses silos, fait travailler de nombreux sous-traitants. L'aéroport de Vatry, tourné vers le fret, ajoute quelques activités logistiques. Ces dossiers, moins disputés qu'à Reims, s'adressent à un repreneur industriel prêt à s'installer dans un bassin où le recrutement qualifié demande de l'anticipation.