Dans le Haut-Rhin, le secteur de Saint-Louis, Huningue et Hésingue, adossé à Bâle et à l'EuroAirport, propose des reprises de sociétés de services techniques : installation électrique et climatique, maintenance de laboratoires et de bâtiments, transport express, dédouanement, nettoyage industriel. Leurs clients, souvent suisses, sont des donneurs d'ordres exigeants et exposent l'entreprise au franc et aux décisions de quelques groupes bâlois. Ces entreprises conviennent à un repreneur habitué aux clients internationaux et à la gestion administrative des flux transfrontaliers.
Mulhouse et sa couronne, de Wittenheim à Illzach et Rixheim, restent le cœur industriel du département. Sous-traitants de l'automobile, fabricants d'équipements, spécialistes de la peinture industrielle, de la plasturgie ou des textiles techniques y cherchent des successeurs. L'Université de Haute-Alsace et ses écoles d'ingénieurs forment un vivier de cadres techniques pour l'encadrement. Ces dossiers intéressent un directeur industriel ou un ingénieur qualité ; ils exigent de lire finement le carnet de commandes et de préparer une diversification au-delà de l'automobile.
Au nord et à l'ouest, les reprises changent de nature. Colmar et le secteur de Neuf-Brisach, avec sa zone industrielle rhénane, offrent des entreprises de BTP, de négoce de matériaux, de logistique, de production alimentaire et de services à la viticulture. Les vallées de Thann, de Guebwiller et de Masevaux abritent des PME de mécanique et de chimie installées sur des sites anciens, tandis que le Sundgau, autour d'Altkirch, compte entreprises de construction et ateliers du bois. Un repreneur qui cherche une taille humaine y ressent moins la concurrence des acquéreurs suisses.