La Tarentaise et ses stations, de Moûtiers à Bourg-Saint-Maurice, font vivre une économie que l’on sous-estime souvent : entreprises de remontées mécaniques et de maintenance, BTP de montagne, transport de personnes, hébergement, location de matériel, sociétés de services aux stations. Ces PME, souvent créées par des familles de la vallée, ont une activité concentrée sur l’hiver et un bilan qu’il faut lire sur plusieurs saisons. Albertville, à l’entrée de la vallée, sert de base logistique et industrielle, avec des ateliers et des négoces qui approvisionnent les stations.
La Maurienne, de Saint-Jean-de-Maurienne à Modane, conserve une industrie électro-chimique et métallurgique née de l’hydroélectricité, avec des sous-traitants de maintenance, de mécanique et d’électricité industrielle, et des entreprises de travaux publics mobilisées par les chantiers du tunnel ferroviaire vers l’Italie. La combe de Savoie et le bassin chambérien accueillent mécanique, électrotechnique, plasturgie et services, avec le technopôle de Savoie Technolac sur le lac du Bourget pour les entreprises d’énergie et de logiciels. Chambéry, carrefour entre Lyon, Grenoble et l’Italie, concentre les sièges et les services.
Aix-les-Bains ajoute un thermalisme et une économie du lac, tandis que les Bauges et le Beaufortain produisent Beaufort et Tome des Bauges, avec des coopératives et des affineurs qui structurent l’agroalimentaire de montagne. Les vins de Savoie, autour de la combe, alimentent négoce et embouteillage. Ces entreprises savoyardes partagent un immobilier d’exploitation coûteux, en vallée ou en station, et une saisonnalité qui touche même l’industrie par les périodes de maintenance des remontées et des barrages. Chaque cession en Savoie intègre ces deux données.