Dans le Rhône, la vallée de la chimie, de Saint-Fons à Feyzin, et le quartier de Gerland concentrent chimie, pharmacie, biotechnologies et leurs sous-traitants en maintenance, ingénierie, analyse et logistique de produits sensibles. Les PME qui se transmettent dans cet ensemble ont des habilitations, des contrats cadres avec les plateformes et des équipes qualifiées difficiles à reconstituer. Villeurbanne et Vaulx-en-Velin accueillent un tissu de mécanique, d’électrotechnique et de services industriels né avec les grands sites de l’est lyonnais, aujourd’hui diversifié vers l’énergie et les transports.
L’est et le sud de la métropole, de Vénissieux à Saint-Priest, Corbas et Meyzieu, vivent de mécanique, d’équipements pour poids lourds, de logistique et de négoce technique, dans des zones industrielles desservies par l’A43, l’A46 et l’aéroport de Saint-Exupéry. Villefranche-sur-Saône et le Beaujolais forment un second pôle au nord, avec agroalimentaire, plasturgie, logistique le long de l’A6 et négoce de vins. Entre les deux, les monts du Lyonnais et la vallée de la Brévenne, autour de L’Arbresle et de Tarare, gardent une mécanique, un textile et un BTP dont les dirigeants approchent souvent de la transmission.
Le Rhône se distingue aussi par la densité des services aux entreprises : sociétés de conseil, d’ingénierie, de services numériques et de maintenance installées à la Part-Dieu, à Confluence ou dans les parcs tertiaires de l’est. Ces PME, sans immobilier lourd, se valorisent sur leurs contrats récurrents et la fidélité de leurs consultants. Le BTP et le second œuvre, portés par les chantiers de la métropole, complètent un marché où les dossiers de cession sont nombreux et où les acquéreurs comparent les opportunités avec méthode.