Dans l’Allier, les cessions sont dominées par la métallurgie, la mécanique et le caoutchouc de Montluçon et Commentry, puis par les services de Vichy et l’agroalimentaire du Bourbonnais. Ce bassin industriel de l’ouest du département fournit des sous-traitants à l’automobile, à l’énergie et à la défense. Les PME qui s’y transmettent sont des ateliers d’usinage, de chaudronnerie ou de traitement de surface, dirigés par des fondateurs ou leurs enfants, avec un parc machines conséquent et une clientèle de donneurs d’ordres nationaux. La desserte par l’A71 vers Clermont-Ferrand et Paris compte dans l’argumentaire, car elle rend le site accessible à un acquéreur non local.
Vichy et son agglomération forment un second pôle, différent : thermalisme, cosmétique dérivée des eaux, services et négoce, avec une clientèle de curistes et de touristes qui donne un rythme saisonnier à une partie de l’économie. Moulins, préfecture administrative sur l’Allier, abrite des entreprises de services, de BTP et de négoce agricole. Entre les deux, le Bourbonnais rural vit de l’élevage charolais, avec des entreprises d’abattage, de transformation de viande, de collecte de céréales et de matériel agricole qui constituent un vivier régulier de transmissions.
La forêt de Tronçais, l’une des plus belles chênaies de France, alimente une filière bois de scieries, de merranderie et de menuiserie industrielle dans le nord-ouest du département. Ajoutez les entreprises de travaux publics et de transport qui vivent des chantiers de l’A79 et de l’entretien des réseaux ruraux, et vous avez le paysage des cessions dans l’Allier : des PME de vingt à quatre-vingts salariés, rentables mais peu visibles, dont le principal enjeu est de trouver un repreneur prêt à s’installer entre Montluçon et Moulins.