Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les dossiers les plus singuliers relèvent des senteurs et des saveurs. Autour de Manosque, de Forcalquier et du plateau de Valensole, des PME distillent la lavande et le lavandin, formulent des soins, fabriquent savons, huiles essentielles ou arômes et conditionnent pour des marques françaises. Elles conviennent à un repreneur venu de la cosmétique, de la chimie fine ou de l'agroalimentaire, capable de protéger une image d'origine provençale et de sécuriser les approvisionnements auprès des producteurs.
La moyenne Durance, de Sisteron à Château-Arnoux-Saint-Auban et Oraison, offre des entreprises de transport, de travaux publics, de maintenance industrielle et d'agroalimentaire, dont la filière ovine qui a fait la réputation de l'agneau de Sisteron. Autour de Manosque, la proximité du centre de recherche de Cadarache et d'ITER entretient bureaux d'études, entreprises du bâtiment et services techniques. Ces reprises conviennent à des ingénieurs ou gestionnaires attachés au cadre de vie de la Haute-Provence et à une clientèle d'industriels exigeants.
Digne-les-Bains et le nord du département présentent un autre visage : entreprises de bâtiment et de travaux en montagne, sociétés de services aux collectivités, activités liées aux stations de l'Ubaye et du Val d'Allos, prestataires du tourisme d'été dans les gorges du Verdon et autour du lac de Sainte-Croix. Ces entreprises attirent des candidats en quête de nature. Elles demandent pourtant une vraie capacité à gérer l'alternance des saisons, un territoire étendu aux trajets longs et une clientèle publique importante.