À Paris, une grande partie des entreprises à reprendre sont des sociétés de conseil, de recrutement, de formation et de gestion externalisée installées dans le quartier central des affaires, autour de l'Opéra, de la Madeleine et de la plaine Monceau. Elles vendent du temps d'experts à des sièges sociaux et à des administrations, avec des contrats-cadres et des missions récurrentes. Un repreneur issu du conseil, d'une direction fonctionnelle ou de la vente aux grands comptes s'y retrouve vite, à condition d'accepter que la valeur quitte l'entreprise chaque soir avec les collaborateurs.
Le nord-est parisien, du Sentier au canal Saint-Martin et jusqu'à Belleville, abrite des agences de communication, des studios de création, des sociétés de production, d'événementiel et de services numériques. Ces entreprises attirent des profils du marketing, des médias ou de la technologie qui veulent diriger une équipe créative plutôt qu'un atelier. Les budgets des annonceurs y fluctuent d'une année à l'autre ; mieux vaut donc un repreneur qui sait développer un portefeuille de clients qu'un gestionnaire attaché à optimiser l'existant.
La capitale compte aussi des entreprises de métiers et de négoce qui échappent au cliché tertiaire : grossistes du Sentier et du quartier Popincourt, négociants en bijouterie du Marais, entreprises d'agencement, de menuiserie d'art, de restauration de monuments et de second œuvre haut de gamme au service de l'hôtellerie de luxe, des immeubles anciens et du patrimoine. Ces reprises conviennent à un dirigeant de terrain, attentif aux stocks, aux compagnons qualifiés et aux carnets d'adresses, qui accepte d'apprendre un métier auprès du cédant pendant la transition.