Dans les Hauts-de-Seine, les repreneurs au profil opérationnel regardent d'abord les entreprises techniques du nord et du sud du département. À Gennevilliers, Colombes, Clichy, Bagneux ou Clamart, des sociétés de génie climatique, d'électricité tertiaire, de sécurité incendie, de nettoyage et de maintenance multitechnique entretiennent les immeubles de bureaux, les hôpitaux et les logements. Leurs contrats pluriannuels offrent une visibilité appréciable. Un ancien responsable de site, d'exploitation ou de services généraux s'y reconnaît vite, pourvu qu'il sache recruter des techniciens sur un marché très tendu.
Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux et Levallois-Perret regroupent des agences digitales, des sociétés de production audiovisuelle, des éditeurs de contenus et des prestataires de marketing. Ces entreprises conviennent à des repreneurs venus des médias, de la communication ou du numérique, habitués à gérer des talents et des budgets de marques. Le chiffre d'affaires s'y renouvelle au fil des appels d'offres et des campagnes : un repreneur doit donc évaluer la capacité commerciale de l'équipe plus que le carnet signé au jour du rachat.
Autour de La Défense, à Courbevoie, Puteaux, Nanterre et Rueil-Malmaison, les dossiers portent sur le conseil en management, l'intégration de logiciels, l'infogérance, la cybersécurité, la formation et le recrutement. Ils attirent les cadres dirigeants des grands groupes voisins, qui connaissent déjà les acheteurs de ces sièges sociaux. La concurrence entre candidats y est forte, et les fonds spécialisés dans les services regardent les mêmes sociétés : un repreneur individuel doit arriver avec une vision claire de la croissance qu'il veut apporter.