À Paris se vendent surtout des sociétés de conseil du quartier des affaires, des agences et sociétés numériques de l’est parisien, et des négoces ou ateliers de second œuvre. Du quartier central des affaires des 8e, 9e et 17e arrondissements aux bureaux du 12e et du 13e, la capitale concentre des sociétés de conseil, d’ingénierie, de gestion externalisée, de recrutement et de formation au service des sièges sociaux et des administrations. Ces entreprises de dix à quatre-vingts personnes, sans usine ni terrain, tirent leur valeur des contrats récurrents, les équipes et la réputation du dirigeant. Leur cession s’instruit plus vite, mais la dépendance aux personnes y pèse davantage.
Le Sentier, le 10e et le 11e arrondissements, puis les anciens ateliers du 20e et du 19e, ont vu le textile et l’imprimerie laisser place aux agences de communication, aux studios de création, aux éditeurs de logiciels, aux sociétés de cybersécurité et de données, et aux entreprises d’événementiel. Ce tissu vit des budgets des annonceurs et des grands comptes, avec des équipes jeunes et mobiles et des locaux loués. Sa cession attire des groupes de communication et de services numériques qui cherchent des compétences, autant que des fonds intéressés par la récurrence des revenus.
Paris reste aussi une ville de négoce et de métiers : commerce de gros de textile, de bijouterie, d’équipement de la maison et de fournitures autour du faubourg Saint-Antoine, du Marais et du 3e arrondissement, entreprises de second œuvre haut de gamme, de restauration de monuments, d’agencement et de décoration qui travaillent pour l’hôtellerie, les sièges sociaux et le patrimoine parisien. Ces PME possèdent des savoir-faire, des carnets d’adresses et parfois des baux anciens dans des emplacements recherchés. Leur transmission mêle valeur de l’activité et valeur du droit au bail, qu’il faut distinguer clairement.