Dans le Cantal, la transformation du lait et de la viande forme le cœur des dossiers à reprendre. Fromageries et affineurs produisent le Salers, le Cantal et le Bleu d'Auvergne avec le lait collecté dans les fermes du massif, tandis que des ateliers de découpe et de salaison travaillent la viande des élevages de montagne. Ces PME demandent de maîtriser les normes sanitaires, les cahiers des charges d'appellation et le dialogue avec les producteurs. Elles conviennent à un cadre de l'agroalimentaire ou à un ingénieur qualité prêt à s'établir en Haute-Auvergne.
La filière bois offre un deuxième ensemble de dossiers : scieries, entreprises de charpente et de menuiserie, fabricants de granulés et exploitants forestiers répartis entre Mauriac, Aurillac et la vallée de la Cère. Ces sociétés possèdent des parcs de machines et des stocks importants, et leurs marges suivent le prix du bois et l'activité de la construction. Un dirigeant venu de l'industrie ou du négoce de matériaux y retrouve des repères, à condition de sécuriser l'approvisionnement auprès des propriétaires et des exploitants forestiers.
Les travaux publics, le bâtiment et le transport complètent l'offre cantalienne. Ces entreprises entretiennent routes et réseaux d'eau sur un territoire de moyenne montagne, construisent des bâtiments agricoles ou assurent la collecte du lait et des animaux. Aurillac ajoute des sociétés de négoce, de maintenance et de services aux entreprises, et Saint-Flour, sur l'autoroute qui relie Clermont-Ferrand à la Méditerranée, des activités de transport et de logistique. Ces dossiers intéressent des cadres du BTP ou de la logistique décidés à rejoindre le Massif central.