En Isère, les dossiers technologiques se concentrent à Grenoble, Meylan, Montbonnot et dans le Grésivaudan. Éditeurs de logiciels industriels, bureaux d'études en électronique, fabricants d'instruments de mesure, de capteurs ou d'équipements pour la microélectronique y ont souvent été créés par des chercheurs et ingénieurs issus des laboratoires grenoblois et du CEA. Ces entreprises conviennent à un ingénieur, à un ancien directeur technique ou commercial d'un groupe technologique, capable de comprendre les produits et de dialoguer avec des équipes de recherche et développement.
Le Nord-Isère offre des PME industrielles et de services plus classiques : mécanique, plasturgie, chaudronnerie, négoce technique et logistique installés à Bourgoin-Jallieu, L'Isle-d'Abeau, Villefontaine ou Saint-Quentin-Fallavier. Ces entreprises travaillent pour l'industrie lyonnaise et profitent de la proximité de l'aéroport et des autoroutes vers Lyon, Grenoble et Chambéry. Elles attirent des cadres lyonnais qui veulent reprendre sans quitter la métropole, ainsi que des holdings régionales, si bien que la concurrence est réelle sur les dossiers les mieux tenus.
Au sud de Lyon, Vienne et le pays roussillonnais proposent des sous-traitants de la plateforme chimique, des entreprises de maintenance, de transport et de travaux publics. Voiron et le Voironnais ajoutent des PME de mécanique, d'agroalimentaire et de services, tandis que l'Oisans, le Vercors et la Chartreuse comptent des entreprises de travaux en montagne, de remontées mécaniques et de services aux stations. Ces dossiers alpins séduisent des repreneurs attachés au cadre de vie grenoblois, pourvu qu'ils acceptent une activité fortement saisonnière.