Cession entreprise
Cession d'entreprise : définition, formes juridiques et effets pour le cédant
La cession d'entreprise est l'opération par laquelle un dirigeant ou des associés vendent les titres de leur société, ou le fonds qu'elle exploite, à un acquéreur qui prend le contrôle de l'activité. Selon le bilan publié par Altares en juin 2026, 29 766 ventes et cessions de fonds de commerce ont été enregistrées en France en 2025. Cession de titres, vente du fonds, apport-cession, cession partielle, location-gérance ou donation : chaque forme produit des effets juridiques, fiscaux et sociaux distincts. Ce guide compare ces formes, leurs conséquences en 2026 et les profils de cédants auxquels elles conviennent.
La cession d'entreprise est l'opération par laquelle un dirigeant ou des associés vendent les titres de leur société, ou le fonds qu'elle exploite, et transfèrent ainsi à un acquéreur le contrôle de l'activité. Le terme recouvre plusieurs formes juridiques : cession de titres, vente du fonds de commerce, apport-cession, cession partielle, location-gérance suivie d'une vente et transmission familiale.
Chaque forme produit des effets distincts sur le passif, les contrats, les salariés et l'imposition du cédant. En 2026, plusieurs règles ont évolué : pacte Dutreil, apport-cession, information préalable des salariés. Cette page compare les formes de cession, leurs conséquences et les profils de dirigeants auxquels elles conviennent, avec des repères de marché publiés par des observatoires identifiés.
Cession d'entreprise : définition et périmètre de l'opération
Une cession d'entreprise transfère, contre un prix, la propriété d'une entreprise ou le contrôle de la société qui l'exploite. L'objet vendu est soit la société elle-même, à travers ses actions ou ses parts sociales, soit l'activité, à travers le fonds de commerce ou une branche d'activité.
La transmission d'entreprise est une notion plus large. Elle englobe aussi les transferts à titre gratuit, par donation ou succession. Une même opération peut combiner vente et donation, notamment au sein d'une famille.
Le Code de commerce organise également une cession judiciaire. Lorsqu'une entreprise fait l'objet d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire, le tribunal peut arrêter un plan de cession au profit d'un repreneur, selon les articles L. 642-1 et suivants.
Le choix de la forme dépend de quatre paramètres :
- la structure juridique : société soumise à l'impôt sur les sociétés ou entreprise individuelle ;
- le projet du cédant : encaisser le prix, réinvestir ou rester associé ;
- l'attente du repreneur : reprendre la société avec son historique ou seulement l'activité ;
- la dimension familiale de l'opération.
Les étapes du processus, de la préparation au closing, sont détaillées dans notre guide pour céder son entreprise. Le calcul de l'impôt relève du guide de la fiscalité de la cession d'entreprise.
Cession de titres : la société change d'actionnaire
La cession de titres porte sur les actions d'une SAS ou d'une SA, ou sur les parts sociales d'une SARL ou d'une EURL. La société reste la même personne morale : le repreneur acquiert aussi son passif. Il reprend l'entreprise avec ses contrats, ses salariés, ses autorisations et les risques nés avant la vente.
Effets juridiques
Le bail commercial, les contrats clients et fournisseurs et les marchés en cours restent attachés à la société. Certains contrats comportent toutefois une clause de changement de contrôle, qui impose l'accord du cocontractant avant la vente.
Les statuts encadrent l'arrivée du repreneur. Dans une SARL, la cession de parts sociales à un tiers suppose l'agrément des associés. La fiche officielle sur la cession de parts sociales rappelle la règle de l'article L. 223-14 du Code de commerce : le consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts. Dans une SAS, les clauses d'agrément et de préemption relèvent des statuts.
Le repreneur se protège par des audits puis par une garantie d'actif et de passif, négociée dans le protocole d'accord de cession. Le cédant reste ainsi engagé après la vente, dans les limites de montant et de durée prévues au contrat.
Effets fiscaux
Le cédant personne physique réalise une plus-value sur titres. En 2026, elle relève du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, ou du barème progressif sur option.
Le dirigeant de PME qui part à la retraite peut appliquer un abattement fixe de 500 000 € sur sa plus-value. La loi de finances pour 2025 a prolongé l'abattement des dirigeants partant à la retraite pour les cessions réalisées jusqu'au 31 décembre 2031, sous conditions.
L'acte supporte des droits d'enregistrement fixés par l'article 726 du Code général des impôts :
| Titres cédés | Taux des droits d'enregistrement |
|---|---|
| Actions de SAS ou de SA | 0,1 % |
| Parts sociales de SARL ou d'EURL | 3 %, après un abattement de 23 000 € proratisé selon les parts cédées |
| Titres d'une société à prépondérance immobilière | 5 % |
Exemple illustratif : pour 100 % des titres vendus 1 000 000 €, les droits atteignent 1 000 € sur des actions de SAS. Sur des parts de SARL, ils s'élèvent à 29 310 €, soit 3 % de 977 000 €.
Effets sociaux
L'employeur reste la société : les contrats de travail se poursuivent sans modification. La cession de plus de 50 % des titres déclenche en revanche l'information préalable des salariés. Depuis le 27 juillet 2026, l'information directe vise les entreprises de moins de 50 salariés et intervient au plus tard un mois avant la vente. Les règles détaillées figurent dans notre dossier sur l'information des salariés prévue par la loi Hamon.
Cession du fonds de commerce : l'activité change de propriétaire
La vente du fonds de commerce porte sur les éléments de l'activité : clientèle, nom commercial, droit au bail, matériel, contrats de travail et, le cas échéant, droits de propriété intellectuelle. Le vendeur, entreprise individuelle ou société, conserve sa personnalité juridique, ses créances et ses dettes. Le repreneur exploite le fonds dans la structure de son choix, sans reprendre en principe le passif du vendeur.
Effets juridiques
La fiche officielle sur la cession du fonds de commerce à un tiers décrit un formalisme précis :
- rédaction de l'acte de cession, puis enregistrement auprès de l'administration fiscale ;
- publication dans un support d'annonces légales dans les 15 jours suivant la vente, puis au BODACC ;
- délai de 10 jours laissé aux créanciers du vendeur pour faire opposition sur le prix ;
- indisponibilité du prix pendant ce délai, souvent confié à un séquestre.
La cession du droit au bail suppose de respecter les clauses du bail commercial. Dans certains périmètres de sauvegarde du commerce, la commune dispose en outre d'un droit de préemption.
Effets fiscaux
L'acquéreur acquitte des droits d'enregistrement progressifs : 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % de 23 000 € à 200 000 € et 5 % au-delà. Exemple illustratif : pour un fonds vendu 500 000 €, les droits atteignent 20 310 €, soit 5 310 € sur la tranche à 3 % et 15 000 € sur la tranche à 5 %.
Le vendeur constate une plus-value professionnelle. Lorsqu'une société à l'impôt sur les sociétés vend son fonds, la plus-value entre dans son résultat imposable. Le prix reste dans la société : les associés qui souhaitent l'appréhender le perçoivent ensuite sous forme de dividendes, eux-mêmes imposés, avec l'abattement de 40 % sur les dividendes en cas d'option pour le barème. L'entrepreneur individuel relève de régimes d'exonération des plus-values professionnelles soumis à conditions.
Effets sociaux
Les contrats de travail sont transférés de plein droit à l'acquéreur du fonds, en application de l'article L. 1224-1 du Code du travail. Les salariés conservent leur ancienneté et leurs conditions d'emploi. L'information préalable des salariés s'applique aussi à la vente du fonds, selon les mêmes seuils et délais depuis le 27 juillet 2026.
Apport-cession : céder par l'intermédiaire d'une holding
L'apport-cession consiste à apporter vos titres à une holding que vous contrôlez, puis à laisser cette holding les vendre au repreneur. La plus-value constatée lors de l'apport est placée en report d'imposition, en application de l'article 150-0 B ter du CGI. Pour le repreneur, l'opération reste une cession de titres classique.
Conditions applicables en 2026
Le report est maintenu sans condition de réinvestissement lorsque la holding conserve les titres apportés pendant trois ans. Si elle les cède avant ce délai, elle doit :
- réinvestir au moins 70 % du produit de cession dans un délai de trois ans ;
- affecter ce réinvestissement au financement de moyens permanents d'exploitation, à la prise de contrôle d'une société opérationnelle, à la souscription au capital de sociétés éligibles ou à certains fonds de capital-investissement ;
- conserver les actifs ainsi acquis pendant au moins cinq ans.
La gestion de son propre patrimoine immobilier est exclue des réinvestissements éligibles.
Effets et limites
Le report d'imposition diffère l'impôt sans le supprimer. Il prend fin notamment lorsque vous cédez les titres de la holding. Le prix de vente reste logé dans la holding : pour en disposer personnellement, vous passez par des distributions, elles-mêmes imposées.
L'apport-cession convient au dirigeant qui porte un projet de réinvestissement entrepreneurial : rachat d'une autre PME, croissance externe, prise de participations. Il se prête mal à un besoin de liquidités personnelles immédiat. Pour les salariés de la société cédée, les effets sont ceux d'une cession de titres.
Cession partielle et entrée d'un investisseur au capital
Une cession partielle porte sur un bloc de titres vendu à un investisseur, tandis que le dirigeant reste associé et conserve souvent la direction pendant une période de transition. Cette forme sécurise une partie du patrimoine sans quitter immédiatement l'entreprise.
Montages courants
- cession minoritaire à un fonds de capital-développement, sans changement de contrôle ;
- cession majoritaire avec réinvestissement du dirigeant dans la holding de reprise, aux côtés d'un fonds, dans un montage à effet de levier ;
- cession progressive : un premier bloc majoritaire, puis des promesses croisées d'achat et de vente sur le solde, à un prix fixé par formule ;
- ouverture du capital par augmentation de capital : l'argent entre dans l'entreprise, sans cession par le dirigeant.
Effets juridiques, fiscaux et sociaux
Le pacte d'associés devient le document central. Il organise la gouvernance, les décisions soumises à l'accord de l'investisseur, la sortie conjointe, la sortie forcée et le calcul du prix des promesses. Le prix peut aussi comporter un complément de prix indexé sur les résultats futurs ou un crédit vendeur.
Sur le plan fiscal, seule la fraction vendue génère une plus-value imposable l'année de la cession. Le traitement du réinvestissement dépend du montage retenu et s'étudie avant la signature. Pour les salariés, l'employeur reste inchangé, et l'information préalable s'applique seulement si la cession porte sur plus de 50 % du capital.
Cette forme suppose d'accepter un partage du pouvoir. Un dirigeant attaché à décider seul supporte mal les droits de veto d'un investisseur, même minoritaire.
Location-gérance assortie d'une promesse de vente
La location-gérance assortie d'une promesse de vente organise une cession en deux temps : le repreneur exploite d'abord le fonds, puis l'achète à un prix et dans un délai convenus. Le propriétaire du fonds de commerce en confie l'exploitation à un locataire-gérant, qui l'exploite à ses risques contre une redevance. La formule concerne un fonds, pas les titres d'une société.
Effets juridiques
Selon la fiche officielle sur la location-gérance, le contrat est publié dans un support d'annonces légales dans les 15 jours de sa signature. Le locataire-gérant s'immatricule et agit comme commerçant, tandis que le loueur perd cette qualité. Si le bail commercial impose une exploitation personnelle, le propriétaire des murs doit donner son autorisation écrite.
Jusqu'à la publication du contrat, le loueur reste solidairement responsable des dettes d'exploitation du locataire-gérant (article L. 144-7 du Code de commerce). La promesse de vente fixe le prix, la date de levée d'option et les conditions suspensives, notamment le financement du repreneur.
Effets fiscaux et sociaux
Les redevances constituent un revenu imposable pour le loueur et sont soumises à la TVA. La plus-value de cession n'apparaît qu'à la vente effective du fonds. Certains régimes d'exonération comportent des conditions propres aux fonds donnés en location-gérance : vérifiez-les avant de signer.
Les contrats de travail passent au locataire-gérant, puis reviennent au loueur si la vente n'a pas lieu. La formule convient au repreneur qui doit démontrer sa capacité d'exploitation ou réunir son financement. Pour le cédant, le risque principal tient à une dégradation du fonds pendant la période de location.
Transmission familiale : donation des titres et pacte Dutreil
La transmission familiale passe souvent par une donation des titres ou de l'entreprise individuelle à un ou plusieurs enfants, parfois combinée à une vente. Elle relève des droits de donation, que le pacte Dutreil réduit fortement lorsque ses engagements sont respectés.
Pacte Dutreil : les règles en vigueur en 2026
Selon la publication du BOFiP du 10 août 2026 et la doctrine associée, le dispositif repose sur les conditions suivantes :
- exonération de 75 % de la valeur des titres transmis pour le calcul des droits ;
- engagement collectif de conservation d'au moins deux ans, portant sur au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote d'une société non cotée ;
- engagement individuel de conservation des bénéficiaires ;
- exercice d'une fonction de direction pendant les trois ans suivant la transmission ;
- réduction de 50 % des droits pour une donation en pleine propriété consentie avant 70 ans, cumulable sous conditions.
Pour les transmissions intervenues depuis le 21 février 2026, l'engagement individuel de conservation passe de quatre à six ans. La loi de finances pour 2026 exclut aussi de l'exonération certains biens somptuaires qui ne sont pas affectés exclusivement à l'activité. Le détail figure dans nos dossiers sur le pacte Dutreil et sur les nouvelles règles du pacte Dutreil en 2026.
Effets juridiques et sociaux
La donation-partage permet d'associer tous les enfants à l'opération, y compris ceux qui ne reprennent pas l'entreprise. Une soulte ou l'attribution d'autres biens rééquilibre alors les lots. Le repreneur familial peut aussi recevoir une partie des titres par donation et acquérir le solde par l'intermédiaire d'une holding financée par emprunt, un schéma étudié dans les analyses de France Capital Transmission sur la transmission familiale.
Pour les salariés, une transmission de titres laisse l'employeur inchangé. Les cessions au conjoint, à un ascendant ou à un descendant échappent à l'information préalable. La donation procure en revanche peu de liquidités au dirigeant : son financement de retraite se prépare par d'autres moyens.
Formes de cession d'entreprise : tableau comparatif et profils de cédants
Les six formes se distinguent par l'objet transmis, le sort du passif, la situation des salariés et le régime fiscal du cédant. Le tableau suivant résume les effets principaux ; chaque opération appelle une analyse de ses conditions précises.
| Forme de cession | Objet transmis | Passif et contrats | Salariés | Imposition principale du cédant |
|---|---|---|---|---|
| Cession de titres | Actions ou parts sociales | Restent dans la société | Employeur inchangé | Plus-value sur titres : PFU de 31,4 % ou barème |
| Vente du fonds de commerce | Clientèle, bail, matériel, contrats | Passif conservé par le vendeur | Transfert à l'acquéreur | Plus-value professionnelle |
| Apport-cession | Titres, vendus par une holding | Restent dans la société cédée | Employeur inchangé | Report de la plus-value d'apport |
| Cession partielle | Bloc de titres | Restent dans la société | Employeur inchangé | Plus-value sur la fraction cédée |
| Location-gérance et promesse | Exploitation, puis fonds | Loueur solidaire jusqu'à la publication | Transfert au locataire-gérant | Redevances, puis plus-value à la vente |
| Donation avec pacte Dutreil | Titres ou entreprise individuelle | Restent dans la société | Employeur inchangé | Droits de donation, exonération de 75 % |
Chaque profil de cédant oriente vers une forme dominante :
- dirigeant associé partant à la retraite : cession de titres, avec l'abattement fixe de 500 000 € sous conditions ;
- dirigeant porteur d'un nouveau projet d'investissement : apport-cession ;
- dirigeant qui veut sécuriser une partie de son patrimoine et poursuivre : cession partielle ;
- entrepreneur individuel ou société cédant une activité : vente du fonds de commerce ;
- cédant face à un repreneur qui doit faire ses preuves : location-gérance et promesse de vente ;
- dirigeant avec un successeur familial : donation sous pacte Dutreil, éventuellement combinée à une vente.
Le repreneur lit ces formes sous un autre angle, détaillé dans notre analyse de la reprise d'une entreprise par titres ou par fonds de commerce.
Marché de la cession d'entreprise en France : repères chiffrés 2025
Trois études publiques éclairent le marché de la cession d'entreprise : les ventes de fonds suivies par Altares, les multiples de l'Argos Index et les intentions mesurées par Bpifrance Le Lab. Elles portent sur des réalités différentes : transactions sur des fonds, prix payés pour des sociétés non cotées et projets des dirigeants. Ces trois chiffres mesurent des objets distincts et ne s'additionnent pas.
| Étude | Publication | Périmètre | Nature des données | Chiffre clé |
|---|---|---|---|---|
| Altares | 11 juin 2026 | Ventes et cessions de fonds de commerce publiées au BODACC | Transactions réalisées | 29 766 opérations en 2025 |
| Argos Wityu et Epsilon Research | 3 septembre 2026 | PME et ETI non cotées de la zone euro | Multiples de valorisation | 8,8 fois l'EBITDA au 2e trimestre 2026 |
| Bpifrance Le Lab | 27 novembre 2025 | Dirigeants de TPE, PME et ETI | Intentions déclarées | 370 000 entreprises à transmettre d'ici 2030 |
Ventes de fonds de commerce
Selon le bilan Altares publié en juin 2026, 29 766 ventes et cessions de fonds de commerce ont été enregistrées en 2025, en baisse de 6,1 %. Le prix médian progresse à 112 700 €, contre 110 000 € un an plus tôt. Les entreprises de moins de 10 salariés concentrent 91,6 % des opérations.
Multiples de valorisation des sociétés non cotées
L'Argos Index mid-market d'Argos Wityu et Epsilon Research, publié le 3 septembre 2026, situe le multiple médian des transactions sur les PME et ETI non cotées de la zone euro à 8,8 fois l'EBITDA au deuxième trimestre 2026. Les multiples payés par les fonds d'investissement atteignent 10,2 fois, contre 7,9 fois pour les acquéreurs industriels. L'indice porte sur des sociétés en général plus grandes et plus structurées qu'une PME régionale : il indique une tendance, pas un barème.
Intentions de transmission
Selon l'étude de Bpifrance Le Lab, 40 % des dirigeants interrogés comptent transmettre leur entreprise d'ici 2030. Ce potentiel représente environ 370 000 entreprises, dont 310 000 TPE, 58 000 PME et 1 200 ETI, et près de 3 millions d'emplois. Au rythme actuel, environ 130 000 transmissions aboutiraient. Le départ en retraite motive 64 % des intentions. L'enquête a réuni plus de 5 000 dirigeants en mai et juin 2025.
L'écart entre intentions et opérations réalisées rappelle une limite : une intention de céder ne garantit ni un repreneur, ni un prix. Les repères propres à chaque territoire figurent sur nos pages consacrées à la cession d'entreprise par région. Pour situer votre projet dans ce marché, vous pouvez échanger avec notre équipe en toute confidentialité.
Questions fréquentes
Quelle différence entre cession et transmission d'entreprise ?
Faut-il informer les salariés avant de céder son entreprise ?
Qui paie les droits d'enregistrement lors d'une cession d'entreprise ?
Une entreprise en difficulté peut-elle être cédée ?
Quelle forme de cession privilégier pour partir à la retraite ?
Sources
- Article 726 du Code général des impôts (droits sur les cessions de droits sociaux)
- Cession de parts sociales d'une société à responsabilité limitée (SARL / EURL)
- Cession du fonds de commerce à un tiers
- Location-gérance d'un fonds de commerce
- Article 150-0 B ter du Code général des impôts (apport-cession)
- Dispositif Dutreil : exclusion de certains biens somptuaires et allongement de l'engagement individuel de conservation (loi de finances pour 2026, art. 8)
- Prolongation du dispositif d'abattement dont bénéficient les dirigeants de PME partant à la retraite
- Ventes et cessions de fonds de commerce en France : bilan 2025 et T1 2026
- Argos Index mid-market, 2e trimestre 2026
- Transmission et reprise d'entreprise : un potentiel de marché élevé mais des freins à lever pour faciliter les transactions
