Autour de Bar-le-Duc, de Ligny-en-Barrois et de la vallée de l’Ornain, la Meuse conserve un chapelet d’unités de mécanique, de tôlerie et de petite métallurgie qui travaillent pour l’agroéquipement, la construction et l’industrie de la Marne voisine. Ces entreprises emploient souvent vingt à soixante personnes, avec des bâtiments amortis et des machines dont l’état conditionne la valeur. Elles sont peu visibles depuis Nancy ou Reims, mais elles constituent l’essentiel des dossiers de cession industrielle du département, et leur transmission suppose de rendre lisibles des savoir-faire rarement formalisés.
Le nord meusien, de Verdun à Stenay, et les plateaux céréaliers du Barrois vivent de l’agroalimentaire : collecte et stockage de grains, transformation laitière dans la zone d’appellation du brie de Meaux, salaisons, brasseries artisanales devenues PME, sans oublier la mirabelle et les traditions de Commercy et de Verdun autour de la madeleine et de la dragée. Ce sont des entreprises de transformation attachées à une matière première locale, dont la cession intéresse les coopératives, les groupes agroalimentaires lorrains et champenois, et des repreneurs venus de l’industrie alimentaire à la recherche d’un outil.
La forêt d’Argonne, les massifs entre Verdun et Saint-Mihiel et les forêts domaniales du sud font de la Meuse un département de bois : scieries, exploitants forestiers, fabricants de palettes, de charpente et d’emballage, menuiseries industrielles. L’arrivée du projet Cigéo à Bure, porté par l’Andra, et les chantiers qui l’accompagnent créent par ailleurs une demande pour les entreprises de BTP, de terrassement et de services techniques du sud meusien. Ces sociétés, bien desservies par l’A4 et la gare Meuse TGV, se transmettent à des repreneurs prêts à s’installer en zone rurale.