Saint-Dizier et le nord haut-marnais perpétuent une métallurgie séculaire : fonderies de fonte et d’acier, forges, usinage, chaudronnerie et mécanique qui fournissent le bâtiment, l’énergie, le ferroviaire et l’industrie. Ces PME occupent souvent des sites historiques le long de la Marne et de la Blaise, et emploient des mouleurs, fondeurs et usineurs formés sur place, difficiles à remplacer. Leur dirigeant est souvent l’héritier d’une lignée industrielle, et la question de la transmission se pose avec acuité dans un bassin qui a perdu beaucoup d’entreprises.
Nogent et son bassin ont conservé une coutellerie et une fabrication d’instruments chirurgicaux et de précision reconnues, qui ont donné naissance à un pôle technologique spécialisé dans les matériaux et les traitements de surface. Chaumont, préfecture, concentre les services, la logistique installée le long de l’A5 et une sous-traitance mécanique de petite taille. Langres, sur son plateau, vit de l’agroalimentaire, du fromage sous appellation et du tourisme patrimonial, et regarde vers Dijon par l’A31.
La forêt couvre une large part du département, et les scieries, entreprises de première transformation, de charpente, d’emballage bois et de chauffage au bois forment une filière solide, dépendante des marchés du chêne et du résineux. Autour du lac du Der et dans la vallée de la Marne, le tourisme et le nautisme animent quelques PME de services. L’A5 et l’A31, qui traversent la Haute-Marne, relient ces entreprises à Paris, Dijon, Nancy et Reims, dans un département parmi les moins peuplés de France.