Autour de Chartres, la Cosmetic Valley a fait naître un tissu dense de fournisseurs de la parfumerie et des soins : façonniers en conditionnement, fabricants d’étuis et de flacons, injecteurs plastique, imprimeurs d’étiquettes, laboratoires de contrôle et sociétés de logistique spécialisées. Ces PME travaillent pour des marques dont les sites de production sont implantés entre Chartres, Lucé et Mainvilliers, et ont acquis des exigences de qualité et de traçabilité qui font leur valeur. Elles sont régulièrement observées par des acquéreurs industriels, et la préparation d’une cession y prend un caractère particulièrement structurant.
Dreux et Vernouillet forment le second pôle industriel du département, avec une présence pharmaceutique historique et une mécanique de sous-traitance qui s’est diversifiée. Le long de la N154 et de l’A11, entre Chartres, Dreux et la limite des Yvelines, se sont installés des entrepôts et des plateformes logistiques qui desservent l’ouest de l’Île-de-France : transporteurs, messageries, sociétés de préparation de commandes et d’emballage. Ce sont des entreprises de main-d’œuvre, souvent créées il y a vingt ou trente ans par leur dirigeant actuel, dont le foncier bien placé compte autant que l’exploitation.
La Beauce chartraine est l’un des grands greniers céréaliers de France : coopératives, négoces agricoles, meuneries, entreprises de matériel et de travaux agricoles, transporteurs de vrac s’y transmettent de génération en génération. À l’ouest, le Perche autour de Nogent-le-Rotrou a un profil différent, plus bocager, avec de la mécanique, du bois et de l’agroalimentaire d’élevage, et regarde davantage vers Le Mans que vers Chartres. Châteaudun, sur l’axe vers Tours, complète ce tissu avec des ateliers de mécanique et des activités logistiques.