À Bourges, l’activité de défense et d’aéronautique structure un tissu de sous-traitants spécialisés : usinage de précision, chaudronnerie, câblage, traitement de surface, bureaux d’études et sociétés d’essais qui travaillent sous qualification pour les grands programmes d’armement. Ces PME ont souvent été créées par un ancien technicien ou ingénieur des sites de la ville et fonctionnent avec une poignée de donneurs d’ordres. Lorsqu’elles se transmettent, leur valeur repose moins sur les machines que sur les habilitations, les certifications qualité et la relation de confiance construite sur des années avec les services achats de la place berruyère.
Vierzon, au croisement de l’A71 et de l’A20, garde une mécanique héritée de son passé de machines agricoles et de porcelaine : ateliers de mécanique générale, réparation de matériel, chaudronnerie, ainsi que des sociétés de transport qui profitent de la position de carrefour entre Orléans, Tours et Châteauroux. Plus au sud, Saint-Amand-Montrond conserve un savoir-faire de bijouterie et de travail des métaux précieux, aujourd’hui organisé en petites unités très qualifiées. Ces entreprises de l’ouest et du sud du Cher se cèdent à des profils techniques, rarement issus du département lui-même.
La Champagne berrichonne, entre Bourges et Issoudun, est une grande plaine céréalière qui alimente négoces agricoles, coopératives, entreprises de matériel et transporteurs de vrac. Au nord-est, le vignoble de Sancerre et de Menetou-Salon fait vivre domaines, prestataires viticoles et sociétés de tonnellerie ou de logistique du vin, tandis que le Pays-Fort et la Sologne du Cher relèvent de l’élevage et du bois. Les PME agroalimentaires et de services à l’agriculture y sont solides, mais souvent dépendantes d’une clientèle locale, une dépendance qu’un repreneur extérieur au Berry doit pouvoir lire clairement dans le dossier.