Blois et Vendôme accueillent une sous-traitance industrielle diversifiée : mécanique, décolletage, traitement de surface, plasturgie et électronique pour l’automobile et l’aéronautique, ainsi qu’une industrie pharmaceutique et cosmétique bien implantée dans l’agglomération blésoise. Vendôme profite de sa gare TGV, qui met Paris à moins d’une heure, pour attirer des bureaux d’études et des activités techniques. Ces PME de trente à quatre-vingts salariés ont souvent été fondées par un ingénieur ou un ancien cadre des grands sites, et arrivent à leur première transmission.
La Sologne, autour de Romorantin-Lanthenay et de Lamotte-Beuvron, a un profil bien différent : agroalimentaire de terroir, entreprises de la chasse et de la forêt, transformation du gibier, asperges et fraises de Sologne, et un héritage automobile qui a laissé des ateliers de mécanique et de composites. Contres et la vallée du Cher relient cet ensemble aux vignobles de Touraine et de Cheverny. Les entreprises solognotes sont attachées à leur territoire et à leurs équipes, et cet attachement influence fortement la façon dont leurs dirigeants abordent la cession.
Le nord du Loir-et-Cher, sur l’axe A10 autour de Mer et de Blois, s’est spécialisé dans la logistique et la distribution : entrepôts, transporteurs, préparateurs de commandes qui desservent Paris, Orléans et Tours. La Beauce blésoise apporte ses négoces et coopératives céréalières, tandis que le tourisme des châteaux, Chambord et Cheverny en tête, entretient hôtellerie, restauration et services événementiels. Ce sont des entreprises dont la localisation sur l’axe Paris-Bordeaux constitue un actif à part entière.