Dans la Somme, les cessions viennent de quatre filières : l’aéronautique du bassin d’Albert, les services d’Amiens, l’agro-industrie du Santerre et la robinetterie du Vimeu. Autour d’Albert et de Méaulte, le site aéronautique fait travailler des sous-traitants d’usinage, de tôlerie fine, de traitement de surface et d’assemblage jusqu’à Amiens et Péronne. Ces PME de vingt à soixante salariés détiennent des qualifications longues à obtenir et intéressent les groupes de la filière et les équipementiers qui veulent sécuriser des capacités. Leur cession dépend des cadences des programmes et de la transmission des qualifications à l’équipe.
Amiens, préfecture et métropole régionale, concentre le tertiaire, le CHU, l’université et une logistique en développement le long de l’A16 et de l’A29, ainsi qu’une industrie diversifiée héritée du textile et du pneumatique. Les sociétés de services aux entreprises, de transport, d’installation technique et de second œuvre y travaillent pour les collectivités, les industriels du Santerre et des clients franciliens à une heure de train. Ces PME de services amiénoises constituent une part importante des dossiers de cession, avec des équipes urbaines plus faciles à stabiliser que dans l’est du département.
Le Santerre et le Vermandois, de Péronne à Roye et à Ham, forment l’un des grands bassins de pommes de terre, de légumes de plein champ et de betteraves du nord de la France, avec ses sucreries, ses conserveries, ses unités de conditionnement et de surgélation, et les entreprises de transport de vrac, de mécanique agricole et de travaux publics qui les servent. Le chantier du canal Seine-Nord Europe traverse ce secteur. À l’ouest, le Vimeu autour d’Abbeville et de Friville-Escarbotin conserve une industrie de robinetterie, de serrurerie et de décolletage, tandis que la baie de Somme fait vivre un tourisme structuré.