Le littoral concentre deux économies distinctes. Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche français, fait vivre sur la zone de Capécure un ensemble de mareyeurs, d’ateliers de transformation, de conserveries, de sociétés de logistique du froid et de fabricants d’emballages pour les produits de la mer, qui approvisionnent la grande distribution et l’exportation. Calais vit du transmanche : port, tunnel, transport routier international, entreposage, douane, et une industrie de la dentelle réduite mais encore présente. Ces PME sont sensibles à la réglementation sanitaire, aux relations avec le Royaume-Uni et aux variations du trafic, trois facteurs qui influencent leur présentation à un acquéreur.
L’ancien bassin minier, de Lens à Béthune, Hénin-Beaumont et Bruay-la-Buissière, s’est reconverti dans l’automobile, la plasturgie, la logistique et désormais les batteries, avec la zone de Douvrin comme point d’ancrage. Les sous-traitants d’usinage, d’injection plastique, de maintenance industrielle et de transport y travaillent pour les usines automobiles de l’Artois et du Nord voisin, dans un bassin où la main-d’œuvre industrielle est abondante mais où les cycles des programmes dictent l’activité. La transmission de ces entreprises se joue sur la visibilité du carnet de commandes et sur l’adaptation aux nouvelles motorisations.
L’Artois et l’Audomarois complètent le tableau : Arras, ville administrative et gare TGV, accueille des sociétés de services, de négoce et d’agroalimentaire adossées à la plaine céréalière et betteravière ; Saint-Omer et Arques conservent une industrie du verre et du papier et une agriculture maraîchère dans le marais audomarois. Le Boulonnais rural et le Montreuillois vivent de l’élevage, de la transformation laitière et d’un tourisme structuré sur la Côte d’Opale, du Touquet à Berck. Ces entreprises, souvent propriétaires de leurs murs, se transmettent avec un enjeu de continuité des équipes locales.