Bastia est la porte d’entrée commerciale de l’île : son port accueille l’essentiel du trafic de marchandises et de passagers avec Marseille, Toulon, Nice et l’Italie, et l’aéroport de Poretta dessert la plaine. Autour de la ville, à Furiani, Biguglia et Borgo, se sont installés les grossistes, les transporteurs, les négoces de matériaux, les distributeurs alimentaires et les entreprises de services qui approvisionnent tout le nord de la Corse. Ces PME de distribution sont les dossiers les plus recherchés du département, car elles disposent de contrats stables et d’une clientèle captive.
La plaine orientale, de Borgo à Aléria et Ghisonaccia, est le principal territoire agricole de l’île : clémentines sous indication géographique, vins de Patrimonio et de la côte orientale, kiwis, agrumes, élevage. Elle a fait naître des stations de conditionnement, des coopératives, des entreprises de transport frigorifique et de matériel agricole, ainsi que des ateliers de transformation. Ces entreprises sont exposées aux aléas climatiques et aux délais maritimes, et se transmettent souvent au sein de la filière ou de la famille, mais s’ouvrent progressivement à des acquéreurs extérieurs.
La Balagne, autour de Calvi et de L’Île-Rousse, vit d’un tourisme balnéaire et de plaisance qui entretient hôtels, résidences, prestataires nautiques, entreprises de BTP et de maintenance. Le Cap Corse et la région de Saint-Florent ajoutent viticulture et hôtellerie de charme. Au centre, Corte et son université génèrent des services et un tissu de BTP et de transport pour l’intérieur montagneux. Cette diversité géographique fait de la Haute-Corse un département où chaque bassin a ses propres acquéreurs et ses propres contraintes d’accès.