Ajaccio concentre l’administration régionale, le port de commerce, l’aéroport Napoléon-Bonaparte et les services qui en découlent : transport, manutention, maintenance, informatique, nettoyage, sécurité, restauration collective. Les entreprises de ce bassin travaillent pour la Collectivité de Corse, les établissements publics et une clientèle de particuliers et de résidences secondaires, avec une activité plus régulière que sur le littoral touristique. Ce sont des PME de dix à cinquante salariés, souvent familiales, dont les dirigeants abordent aujourd’hui la question de la transmission avec le souhait de préserver l’ancrage insulaire.
Le BTP est la colonne vertébrale du sud de l’île : gros œuvre, second œuvre, terrassement, carrières, négoce de matériaux, installés entre Ajaccio, Porto-Vecchio et Propriano, travaillent pour la construction résidentielle, l’hôtellerie et la commande publique. Ces entreprises dépendent de l’approvisionnement par les ports et des délais de transport maritime, une contrainte qui les a rendues très organisées. Elles possèdent souvent leur dépôt, leur parc de matériel et parfois du foncier, dont la valeur pèse dans toute cession.
Porto-Vecchio, Bonifacio, Propriano et le golfe de Valinco vivent d’un tourisme haut de gamme qui fait travailler hôtels, résidences, sociétés de location de bateaux, prestataires nautiques, restaurateurs et entreprises d’entretien. En arrière-pays, Sartène, l’Alta Rocca et le Taravo produisent une agroalimentaire de terroir : charcuterie, fromages, huile d’olive et vins sous appellation, miel, châtaigne. Ces activités saisonnières ou artisanales structurées sont souvent transmises dans la famille, mais de plus en plus de dirigeants cherchent un repreneur extérieur.